Infiniti G37 2009
Par Bruno Bouchard
Nouvelle nomenclature
Mais pourquoi Infiniti changent-ils le nom de leur berline intermédiaire de G35 à G37 en 2009? Tout simplement pour refléter la nouvelle cylindrée du moteur à six cylindres qui propulsent cette excellente voiture.
Puissance accrue
Infiniti avait un seul but en tête lorsqu’ils ont élargie la cylindrée du moteur VQ, la faisant donc passer à 3,7 litres : D’avoir la berline V6 la plus puissante dans le créneau des berlines luxueuses. Le but est donc atteint puisque la nouvelle G37 affiche un impressionnant 328 chevaux, surpassant même la BMW 335i bi-turbo de près de 30 chevaux. Infiniti à du y penser à plusieurs reprises avant de toucher à la base du moteur VQ puisque ce dernier s’est mérité des prix Wards Automotive consécutifs depuis une dizaine d’années. Il faut donc une bonne dose de courage et d’assurance afin de modifier une recette gagnante.
C’est avec cette idée en tête que je me suis présenté chez Infiniti afin de prendre possession de la voiture d’essai. Dès les premiers instants, je note que le son de l’échappement est différent. Bien que toujours viril, il est moins rauque et distinctif qu’auparavant. Hum… voyons ce qu’elle a dans le ventre. Le concessionnaire où j’ai pris possession du véhicule se trouve en bordure d’une voie à haute vitesse. Or, je n’attends pas longtemps afin de vérifier la puissance du moteur. J’enfonce l’accélérateur à fond, la voiture gronde et décolle avec aplomb. Je rattrape les voitures en quelques secondes. J’ai hâte de pouvoir vérifier à l’aide du G-tech quel temps d’accélération cette G37 affichera. Basé sur la sensation initiale, elle ne paraît pas plus rapide que la G35. Mais parfois, les apparences peuvent être trompeuses et surtout lorsqu’il s’agit de dixième de seconde. Je devrai par contre attendre quelques jours avant de pouvoir effectuer le test car c’est Benjamin qui a l’appareil. D’ici là, un aller-retour Gatineau Sherbrooke afin de vérifier la consommation d’essence sur autoroute, la puissance et la souplesse du nouveau moteur. Les attributs de confort et de convivialité du modèle G ont été discuté en détails par mon collègue René lors de l’essai de la G35 en 2007 après sa refonte complète.
La G37 n’est pas plus gourmande que sa devancière. Le moteur VQ est jumelé à une transmission automatique à sept rapports. Bon, un de plus que ses compétiteurs… cet aspect doit sûrement attirer les gens dans les salles de montre ou permet à certains de se vanter d’avoir une boîte possédant un rapport de plus que les autres marques. En réalité, elle fonctionne bien et en douceur. Elle sait s’adapter lorsqu’on la sollicite et permet ainsi des accélérations franches. Fait-elle plus que ce qu’une transmission à six rapports ne pourrait faire? Permettez-moi d’en douter. Le moteur tourne à près de 2000 trs/min lorsqu’on roule sur l’autoroute. C’est ce qui permet une consommation moyenne avoisinant les 8,5 litres au 100km. Mais dès qu’on se permet quelques accélérations ou que la géographie se veut plus vallonneuse comme en Estrie, la consommation s’approche plus de 9 litres / 100 km. En condition urbaine, il faut s’attendre à une moyenne de 14 litres / 100 km. |