Lexus RX350 2010
Par Benjamin Cyr
Le syndrome de la page blanche
Lexus est une marque de luxe qui n’a plus besoin d’introduction. Les produits présentés par ce manufacturier sont d’une exécution parfaite au niveau de l’assemblage, du confort et de la fiabilité. Par contre, pour ceux et celles recherchant le plaisir de conduite, les produits Lexus sont souvent trop aseptisés, créant ainsi une expérience de conduite plutôt artificielle. Il est ainsi souvent difficile d’écrire un article sur ce manufacturier, car il y a peu de chose à dire et à redire. Bien sûr, il y a quelques exceptions, comme la série IS. Maintenant que Lexus vient de dévoiler une toute nouvelle génération du RX350, voyons donc si ce nouveau VUS suit la tendance Lexus ou bien s’il tente de faire son mouton noir.
Essai-auto a aimé :
- silence princier de l’habitacle;
- qualité de finition;
- habitacle confortable, à l’avant comme à l’arrière;
- carrosserie réussie esthétiquement;
- prix de base compétitif;
- excellent système de divertissement DVD
- haut niveau de fiabilité des produits Lexus.
Essai-auto a moins aimé :
- absence d’une 3e banquette;
- plaisir de conduite plutôt inexistant;
- interface multimédia avec souris;
- prix élevé de notre véhicule d’essai;
- suspension manquant de fermeté.
Si l’on analyse en détail les différents éléments positifs et négatifs qui ont attiré mon attention lors de l’essai du nouveau RX350, on voit rapidement que la tendance des produits Lexus se maintient. C’est-à-dire que si votre premier critère est le plaisir de conduite, passez votre tour. Un simple Mazda CX-9, par exemple, fait beaucoup mieux à ce chapitre.
La principale cause de cet ennui au volant est une direction tout à fait artificielle qui filtre toute information sans jamais la partager au conducteur. On a l’impression de jouer à un jeu vidéo tel que «Gran Turismo». Même que là, je dirais qu’au moins la direction dans ce jeu offre une certaine résistance en virage à l’occasion. De plus, la suspension n’aide pas les choses avec une calibration grandement axée sur le confort, ce qui a un impact significatif sur la tenue de route lorsque l’on pousse moindrement fort en virage ou lors d’exercice de slalom. |