GMC Yukon hybride 2009
Par René Gervais
Encensés par les uns, rabaissés par les autres, les véhicules hybrides n’ont jamais fait l’unanimité quant à leur vraie efficacité. Et pour cause, alors que certains procuraient quelques avantages, d’autres, comme la Honda Civic, n’en valaient pas la peine comparativement à sa version traditionnelle. Par contre, est-ce GM, ce géant proposant de gros véhicules parmi les plus énergivores de la planète, qui serait arrivé avec une technologie des plus efficientes? Il semble que oui!
Essai-auto a aimé
- L’efficacité du système hybride 2-mode ™ ;
- L’impressionnante consommation d’essence ;
- La douceur du mariage hybride et du moteur traditionnel ;
- L’espace intérieur à profusion ;
- Le raffinement intérieur ;
- Les capacités de remorquage de 6200 lbs pour un véhicule hybride ;
- La suspension bien calibrée .
Essai-auto a moins aimé
- Le prix assez astronomique du Yukon Hybride ;
- Les nombreux autocollants «hybride» apposés sur le véhicule ;
- Les commandes de la ventilation qui sont trop petites ;
- Des doutes quant à l’efficacité du système par temps froid.
Impression de conduite
La nature humaine étant ainsi faite, on voudrait tout avoir sans compromettre rien. On veut donc un véhicule aux dimensions gargantuesques qui, en même temps, consomme telle une sous compacte et se comporte comme un modèle traditionnel à essence. Chez GM, on dirait que le message a passé, car au volant du Yukon hybride, je n’ai remarqué qu’en de rares occasions les fois où le comportement du véhicule était différent d’une motorisation traditionnelle. C’est donc dire que le mariage entre le vieux et le neuf est réussi à merveille. L’autre aspect m’ayant particulièrement impressionné est la durée pendant laquelle le Yukon hybride peut fonctionner sans l’intervention du moteur à essence. Jamais on aurait pu prédire que ce type de véhicule serait à son meilleur dans les embouteillages, mais pourtant, c’est bien le cas. Il m’est arrivé un matin particulièrement achalandé de rouler en arrêt départ pendant presque 5 minutes uniquement en mode électrique. Pas surprenant que l’on réussis à garder l’économie d’essence aux alentours de 11 litres au 100 km en ville. J’étais vraiment impressionné. Le bémol, par contre, c’est que par temps froid, comme la température du moteur et de la transmission doit atteindre un certain degré avant que le mode hybride puisse se mettre en marche, vous arriverez peut-être au bureau avant que cela ne se produise. Alors qu’il faisait au-dessus de zéro ce matin-là, je crains qu’en hiver, la situation soit encore plus accentuée. |