Volvo S80 V8 2007
Par Benjamin Cyr
L’attente en valait le coup
La S80, porte-étendard de la marque, n’avait plus sa place chez Volvo. Alors que tous les autres modèles sont désormais plutôt intéressants, cette berline traînait de la patte face à la compétition allemande, japonaise et même américaine. Alors il était temps d’arriver avec du tout nouveau tout chaud. Voilà donc la toute nouvelle S80. Wow!
Esthétiquement, il est bien vrai que les concepteurs de Volvo auraient pu laisser un peu plus de place à l’imagination. Ce n’est pas que ses lignes ne soient pas jolies mais le résultat final ne permet pas à cette berline de se démarquer complètement. Mais une fois que l’on met cet élément de côté, on peut enfin découvrir la réussite technologique de cette suédoise.
Une fois de plus, Volvo nous offre un habitacle très accueillant et superbement assemblé et dessiné. Plusieurs éléments stylisés distinguent cet environnement des autres voitures sur le marché. Il s’agit souvent de petits détails mais lorsqu’on additionne tous ces éléments visuels, on obtient un habitacle unique, joli, confortable à souhait, convivial et de bonnes dimensions. Les diverses commandes, même si nombreuses, sont beaucoup plus instinctives que chez la compétition germanique. Notons ici deux nouveaux systèmes de sécurité disponibles : BLIS (signal indiquant la présence d’un véhicule dans l’angle mort) et le CWS (Collision Warning System) qui gère la vitesse de votre véhicule en fonction des autres véhicules dans les parages, et peut même vous aviser de l’arrivée imminente d’une collision.
Alors que l’ancienne S80 ne réussissait même pas à créer un seul petit frisson, ce modèle 2007 réussi sans problème cet exploit sans même avoir à la conduire sur la route. En effet, notre modèle à l’essai est la version V8 de 311 chevaux et 324 lb-pi de couple. Le son de cette motorisation est superbe, surtout dans la partie élevée du compte-tours. Et la poussée associée à ses révolutions est vraiment de haut niveau. Enfin, cette Volvo n’a plus rien à envier à qui que ce soit au chapitre de la puissance (c’est une autre histoire par contre avec la version de base équipée du 6 cylindres en ligne de 235 chevaux). Vraiment, c’est le jour et la nuit face à la génération précédente. Et pour ce qui est du comportement routier, on retrouve le même système de suspension ajustable que j’avais adoré sur la S60R. Grâce à trois petits boutons que l’on retrouve au centre du tableau de bord, on peut passer d’un comportement très confortable à une véritable suspension de compétition, ou presque. Ce système nommé Four C contrôle le châssis et le débattement de suspensions. Et le changement ne prend qu’une fraction de seconde. Le meilleur des deux mondes quoi! |