Toyota Matrix AWD 2010
Par René Gervais
L’année 2009 marquait l’introduction d’une nouvelle génération pour la Toyota Matrix. Inchangée en 2010, je dirais que la différence majeure pour l’année à venir sera la fin du dédoublement de personnalité des marques, la Vibe n’étant plus disponible à l’avenir suite à la disparition de Pontiac. Nous avions déjà conduit la Matrix lors de son introduction en 2009 mais la traction intégrale est une première pour nous auprès de ce véhicule. Cela a donc justifié une évaluation subséquente de notre part.
Essai-auto a aimé
- Rouage intégral
- S’adapte bien à la vie familiale
- Configuration intérieure très pratique
- Prix de départ intéressant
Essai-auto a moins aimé
- Position de conduite difficile à trouver
- Consommation d’essence
- Transmission automatique à 4 rapports unique pour les modèles AWD
- Prix élevé de notre voiture d’essai
Impression de conduite
L’hiver battant son plein, comment ne pas aimer une voiture à traction intégrale? Difficile en effet car la différence est marquante. Alors que tout le monde traîne de la patte aux arrêts, cette Toyota Matrix ne perd pas une seconde pour s’élancer avidement. Cela rehausse alors notre sentiment de plein contrôle sur la route, en plus de se sentir un peu au-dessus de la mêlée. Vous ne vous sentirez toutefois pas meilleur qu’un autre lorsque viendra le temps de faire le plein de cette belle Matrix car elle aime l’essence, beaucoup d’essence. De façon très surprenante, j’ai fait cette pénible découverte avec une moyenne avoisinant les 13 litres au 100 km pour ma conduite urbaine. Je dois dire que pour un véhicule aux dimensions compactes, c’est un peu décevant. Il y a fort à parier qu’une transmission à 5 rapports aurait aidée la cause mais sachez que si vous optez pour la traction intégrale, seule une transmission à 4 rapports vous est offerte. Si on revient à la conduite de cette Matrix maintenant, je ne peux pas dire que j’ai été déçu. La voiture à un bon aplomb sur la route et malgré sa hauteur totale, son centre de gravité abaissé nous aide à rester bien en selle. Sa suspension est plutôt ferme, ce qui aide également à ajouter un caractère sportif à la voiture. Au niveau des performances, le moteur de 2,4 litres développant 158 chevaux suffit amplement à combler vos besoins autant urbains que sur la route. Bien sûr, je n’ai pas toujours été aussi raisonnable mais que voulez vous, la paternité change bien des choses. Puis dans ce même ordre d’idée, j’ajouterai qu’avec la petite famille, l’accessibilité à bord est très facile et installer la douce progéniture sur le siège arrière se fait avec plus d’aisance que dans la majorité des voitures conventionnelles. Voilà un aspect fort intéressant de cette Toyota. |