Saab 9-3 berline 2008
Par Benjamin Cyr
Essai-auto a aimé :
- le confort général de l’habitacle;
- le couple du moteur qui permet de bonnes reprises sans avoir à rétrograder d'un rapport, et procure de bonnes accélérations;
- le coffre très généreux avec son volume de 425 litres;
- le prix de base de 35 980$ qui est similaire aux autres européennes. Notez que le prix du modèle essayé, avec quelques options incluant le système audio Bose haut de gamme, le groupe de luxe et les jantes de 17 pouces, affichait un prix d'environ 39 000$;
- l’équipement de série qui est adéquat;
- le volant qui se prend très bien en main, même en conduite sportive;
- la consommation d’essence qui est des plus raisonnables.
Essai-auto a moins aimé :
- l’impossibilité de désactiver le contrôle de la traction à l'aide d'un simple bouton, il faut absolument naviguer le menu de l'ordinateur de bord, ce qui devient parfois très dérangeant en hiver;
- le levier de vitesse qui n’offre aucune résistance entre les rapports. Il manque réellement une rétroaction à ce niveau;
- le manque d’espace de rangement dans l’habitacle, incluant le nombre très limité de porte-gobelets;
- le freinage qui est plutôt moyen, sans plus. De plus, la pédale de freins n'est pas bien qualibrée car il faut appuyer vraiment à fond pour obtenir un freinage adéquat. Plutôt étrange.
L’an dernier, nous avions fait l’essai de la version décapotable de la 9-3. Ce même moteur 2 litres était alors de la partie mais il était associé à la transmission automatique. Mon Dieu que j’avais détesté le temps de réponse du turbo (turbo lag) lors des départs. Par contre, avec cette version-ci munie de la boîte manuelle, je n’ai rien à redire à ce niveau.
Bref, la 9-3 est difficilement comparable. Étant une traction avant et affichant un comportement routier moins sport que ses rivales allemandes (Audi A4 et BMW Série 3), elle ne peut être comparée directement à ces dernières. Et Volvo? Et bien même s’il s’agit aussi d’un constructeur suédois, les deux manufacturiers n’ont pas la même philosophie et on le ressent immédiatement au volant. Donc, une fois de plus, la Saab reste unique et elle s’adresse à une clientèle qui appréciera ce caractère qui lui permet de se différencier de la compétition. Et après une semaine à son volant, je dois dire que j'ai été agréablement surpris. Par contre, à voir le peu de Saab 9-3 sur nos routes en comparaison avec ses rivales, il semble que peu de consommateurs recherchent les particularités de cette Suédoise.
|