Porsche 911 Carrera 2005
Par Benjamin Cyr
Tellement communicative
Mais une expérience de conduite ne se limite pas aux accélérations. Cette Porsche démontre un caractère singulier de par son moteur monté à l’arrière. La voiture adhère au bitume de façon déconcertante, et ce peu importe si l’on parle de virages serrés ou de grandes courbes prisent à très haute vitesse. Je dirais même que cette 911 colle de plus en plus à mesure que la vitesse en virage augmente. Il faut par contre garder en tête que cette voiture à tendance au survirage à la limite, mais celui-ci est facilement maîtrisable grâce à la direction ultra précise et rapide. Pour le commun des mortels, cette limite ne sera probablement jamais explorée sur nos routes. De toute façon, l’excellent système de stabilité électronique de Porsche intervient en un éclair lorsque les choses se gâtent, à moins que celui-ci soit désactivé par le conducteur.
Je pourrais aussi mentionner l’excellente boîte manuelle à six rapports qui est facile à utiliser, et les excellents freins ventilés et perforés qui procurent des distances de freinage incroyablement courtes et qui ne se lassent jamais de faire leur boulot, même à plus de 200km/h.
Cette voiture communique tellement avec son conducteur, c’est phénoménal. En tout temps, le feeling qui est transmis au pilote est inexplicable tellement la sensation est unique. On semble connaître et ressentir en détails les moindres mouvements de la suspension, des freins, des pneus, du châssis et du moteur. L’expérience la plus similaire serait celle de conduire un kart de compétition. Alors si vous en avez déjà fait l’expérience, vous comprenez un peu mieux ce que je vous décris. Je crois que tout amateur de voiture devrait faire l’expérience de la 911 afin de vraiment savoir ce qu’est la quintessence de la conduite automobile. Et ce qui est le plus surprenant, si l’on exclu la suspension plutôt sèche et l’embrayage un peu trop lourd, c’est que cette voiture peut vraiment être utilisée au quotidien, tant pour aller travailler, voyager ou faire quelques tours de piste le dimanche après-midi. Et tout ceci peut être accompli en obtenant une consommation d’essence pratiquement identique à certaines berlines intermédiaires. Tout un exploit!
J’en veux une, svp!
C’est exactement la phrase que je me disais tout au long de mon essai. Mais il faut bien se rendre à l’évidence que je n’ai pas les moyens de m’en procurer une, et mon banquier est là pour me le rappeler. Mais qui sait, les gens de Porsche aimeront peut-être tellement cet article qu’ils me remettront les clefs d’une Carrera S pour un essai à long terme de six mois. Ok, je rêve probablement encore mais qui a dit que tout arrive à ceux qui savent attendre? Depuis mon adolescence que je rêvais de la Porsche 911 et pourtant, ceci s’est enfin réalisé sur une période d’une semaine. Alors restons optimiste….
Autres commentaires : Par René
Comment pourrais-je ajouter plus d’émotion au texte de Ben? Je suis d’accord avec lui en tout point. J’ajouterai que pour ma part, j’ai vraiment réalisé la différence « Porsche » lorsque j’ai poussé la voiture. N’importe quel auto peut assez bien réagir à une vitesse moyenne mais quand on en demande d’avantage, très peu de constructeurs pourront se vanter d’en offrir autant. Et si votre question est à savoir si c’est aussi « hot » qu’on le dit, je répondrai sans l’ombre doute que oui. On ne conduit pas une Porsche; on la pilote!
Points positifs
- Comportement routier fantasmagorique
- Stabilité à haute vitesse
- Sonorité et puissance du moteur
- Confort et qualité de l’habitacle
Points négatifs
- Groupes d’options faramineux
- Embrayage lourd
- Mon banquier ne veut pas me financer!
- J’ai dû redonner les clefs à Porsche Canada
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