Porsche Boxster et Cayman S 2009
Par Benjamin Cyr
Équilibre parfait
Notre dernier essai d’un produit Porsche remontait déjà à quelque temps, alors quoi de mieux qu’un 2 pour 1 pour rattraper le temps perdu. Les versions 2009 du Boxster et du Cayman ont été entièrement revues, tant au point de vue esthétique qu’au niveau de la technologie et de la motorisation. Bien que les deux modèles soient offerts en version de base ou en version S, nous avons décidé de vous présenter un mélange des deux, soit un Boxster de base et un Cayman S.
Deux voitures, une seule origine
Cayman et Boxster partagent la même plate-forme et les mêmes motorisations. La différence est essentiellement dans le fait que le Boxster est décapotable et le Cayman est un coupé. Tant mieux, car les deux modèles offrent cet excellent comportement routier, très neutre et équilibré, qui caractérise une motorisation montée centralement. Même lorsqu’elles sont poussées à leur limite d’adhérence, elles restent plutôt faciles à maîtriser, tel que nous l’avons constaté lors de notre visite sur le circuit de Mosport. Disons qu’en comparaison, une Porsche 911 est un peu plus imprévisible dans certaines situations. Sachez aussi que le PSM (Porsche Stability Management) est très sophistiqué et intervient de façon imperceptible, vous laissant même dépasser la limite d’adhérence en courbe avant de vous ramener dans le droit chemin. Sécuritaire et plaisant à la fois, c’est un fait assez rare. Bien sûr, il peut être désactivé complètement.
Deux nouvelles motorisations sont offertes pour cette année. La version de base de ces deux véhicules est livrée avec un 6 cylindre à plat de 2,9 litres produisant 265 ch dans la Cayman et 255 dans le Boxster. Les versions S sont livrées avec un 3,4 litres offrant maintenant 320 ch (310 avec le Boxster). Il est possible de les jumeler à une boîte manuelle standard à six rapports ou bien d’opter pour la transmission PDK (Porsche Dopplekupplung) à double embrayage à sept rapports. L’efficacité de cette dernière est à jeter par terre. Les changements de rapports se font en un clin d’oeil et tant les accélérations que les reprises sont plus rapides avec cette boîte. Personnellement, il s’agit de la plus belle itération de ce type de transmission que j’ai eu la chance de piloter. Malgré tout, je suis prêt à sacrifier quelques dixièmes de seconde et j’opterais pour la boîte manuelle. Je refuse peut-être d’évoluer, mais que voulez-vous, je préfère la sensation que me procure la boîte manuelle, qui est d’ailleurs sans reproche chez Porsche. |