Pontiac G6 2005
Par René Gervais
Les bassesses du siège
La première version de la G6 que j’ai eu la chance d’essayer était le modèle de base, privé du réglage électrique du siège du conducteur. Non pas que je déteste les réglages manuels mais encore faut-il que réglage il y ait. Si non, on jurait être assis dans le fond d’une baignoire profonde et que le rebord des glaces nous arrive aux yeux. Sans exagération, j’ai failli me décourager et demander une nouvelle voiture pour le trajet de quelques heures que j’avais à faire. Je me suis finalement résolu et une journée plus tard, avec une centaine de kilomètre à mon actif, j’étais finalement habitué. La question qui en découle est à savoir si c’est normal d’avoir besoin d’une telle période pour apprendre à aimer? Chérie, on devra discuter de ce point un jour. Bon, revenons à la voiture avec une option constructive, soit le modèle équipé du réglage en hauteur. De cette manière, j’ai pu trouver la position de conduite qui m’allait et sans pouvoir dire que j’ai eu le coup de foudre de ma vie, c’était très correct comme position. Passons alors au point suivant.
Une nouvelle voiture ne serait pas complète sans un élément distinctif et quant à y être, d’un élément pratiquement unique. Ici, c’est le toit ouvrant en panneau qui joue ce rôle. La première fois que j’ai vu un système semblable, c’était sur la Renault 5 de la voisine alors que j’attendais l’autobus me menant à la maternelle. Je me demandais alors qu’est-ce qui s’était passé avec le toit pour qu’on soit obligé d’y mettre une espèce de couverte brune. Heureusement, les choses et GM ont évolué en offrant présentement des panneaux rigides. Il en résulte un toit ouvrant immense qui, une fois rétracté, confère un aspect unique, d’allure sportive.
Conclusion
En rétrospective, l’essai de cette voiture fut une expérience intéressante. Cela m’a permis de voir que GM était sur la bonne voie et qu’une volonté d’améliorer leur produit existait réellement. Là où je suis déçu, c’est quand je vois le résultat par rapport au potentiel de la voiture. Lorsqu’on voit un jeune à l’école réussir dans la moyenne alors qu’on sait qu’il pourrait tellement faire mieux, on voudrait tellement qu’il se donne une claque dans le dos et démontre son vrai potentiel. C’est exactement la même chose pour la G6. Les éléments de base tel un look accrocheur, une plate-forme rigide, une motorisation adéquate et un résultat général très intéressant sont là. Qu’attendez-vous donc pour redoubler d’efforts et au cours des années subséquentes, nous offrir un produit égal à son talent? Et croyez-moi, si cela arrive, je serai le premier à le crier sur tous les toits.
En attendant, on dira que c’est un bon choix mais qui se démarquera difficilement de la compétition. |