Mini Cooper S Cabriolet 2005
Par Benjamin Cyr
Quel beau joujou!
La Mini, ce n’est pas une voiture comme les autres, c’est plutôt un jouet. Mais un jouet tellement plaisant à piloter qu’on peut même en développer une dépendance. C’est exactement ce qui m’est arrivé lors de mon essai, et je cherche encore un remède tout de même abordable afin de l’oublier. Croyez-moi, je cherche mais je ne trouve pas… et voici pourquoi!
Impossible de passer inaperçu
Peu importe le sexe ou l’âge des gens que j’ai croisé dans la rue, personne ne restait indifférent à cette voiture. Il faut dire que notre version Cooper S cabriolet, avec ses grosses roues et sa superbe peinture bleue, attirait l’attention et le regard de quiconque. Je n’ai reçu que des éloges lors de ma semaine à son volant. Pour le prix demandé, aucune autre voiture de peut faire autant tourner les têtes. Croyez-en mon expérience!
Mais avouons que les lignes du véhicule sont vraiment uniques et cette version Cabriolet et encore plus jolie. Avec ou sans le toit, c’est une réussite visuellement. Un gros bravo à ce niveau!
Un intérieur tout aussi original
Même s’il s’agit d’un véhicule de très petit format, il est facile de prendre place dans la voiture et surprise, l’espace intérieur est suffisant. Le conducteur et le passager avant trouveront leur aise et autant au niveau des jambes que de la tête, c’est sans reproche considérant les dimensions Mini de la voiture. Il est certain que les places arrière sont des plus petites mais j’ai tout de même réussi à y installer deux bancs d’appoints pour enfants afin de faire une promenade avec mes deux petits gars. Tirez vos conclusions vous-même!
Mais en plus d’un volume suffisant à l’avant, l’originalité de la planche de bord est à nouveau à souligner. Il est certain que certaines commandes ne sont pas instinctives et que leur emplacement n’est pas le meilleur ergonomiquement, mais le résultat final est vraiment unique. Certaines commandes sont tout simplement des interrupteurs que l’on place dans la position « On » ou « Off », tout comme un interrupteur de maison sur le mur ou dans une voiture de course. En plus d’être inusité, l’habitacle est très bien assemblé et les matériaux sont de très bonne qualité, incluant les sièges et les différents tissus utilisés. Aucun reproche à faire à ce niveau.
Les seuls endroits à l’intérieur où l’on peut prendre en défaut la Mini, c’est au niveau du coffre aux dimensions microscopiques et l’ajustement des sièges qui n’est pas des plus faciles à effectuer. Ce dernier élément serait facilement corrigeable selon moi. Ajoutons à ceci un niveau sonore tout de même élevé lors de la conduite sur autoroute, même lorsque le toit est en place. L’insonorisation devrait elle aussi être revue.
Un plaisir à piloter
Peu importe si l’on pilote la Mini standard ou cette version Cooper S, une chose saute aux yeux : la maniabilité remarquable de la voiture. La direction est tellement directe, rendant la conduite incisive et tellement plaisante. Peu importe le prix de la voiture, pratiquement aucune voiture ne peut prétendre offrir cette sensation de « go-kart » lors d’exercices de slalom ou de conduite rapide sur circuits sinueux. Et en plus, sur notre version à l’essai, la suspension sport ainsi que les jantes et pneus de 17 pouces ne faisaient que rendre l’expérience de conduite encore plus inouïe.
En plus d’élever d’un cran la tenue de route et le plaisir de conduite, la Cooper S ajoute de la puissance à la voiture, ce qui était probablement une critique dans la version de base de la Mini qui ne produit que 115 chevaux. Dans la version S, le 4 cylindres de 1,6 litres reçoit l’aide d’un compresseur volumétrique, lui permettant de cracher 168 chevaux. Jumelé à une excellente boîte manuelle à six rapports, on peut réellement s’amuser et exploiter la pleine capacité du châssis. Sans être LA bombe du quartier, elle effectue le 0-100km/h en 7,2 secondes, et les reprises sont aussi intéressantes. Le freinage est excellent, procurant des distances de 36,5 mètres à partir de 100km/h toujours. Il s’agit d’un très bon résultat.
Comme je l’ai mentionné précédemment, la Mini n’est pas une voiture d’accélération, mais plutôt un petit jouet tellement agile et maniable, il faut vraiment la conduire pour comprendre ce que j’essai de vous expliquer. |