Maserati Quattroporte 2006
Par Bruno Bouchard
Lorsque l’on prend place dans cette toute nouvelle berline de Maserati, on respire tout de suite le cuir italien. Le design intérieur nous rappelle aussi la provenance de cette opulente voiture. Il faut noter ici que depuis l’acquisition de Maserati par Ferrari en 1997, la qualité d’assemblage des voitures s’est grandement améliorée. De plus, cette nouvelle Quattroporte a été dessiné par la renommé maison de design Pininfarina, généralement reconnue pour travailler avec Ferrari.
D’un côté esthétique, la voiture est une réussite en se démarquant grandement de ses rivales telles BMW série 7, Audi A8, Lexus LS430, et plusieurs autres. L’avant de cette Maserati est tout à fait remarquable, avec la grande calandre qui arbore le trident. Disons que c’est un grand cru!
Pour ce qui est de l’intérieur du bolide, il est certain qu’on s’attendrait à un volume intérieur un peu plus vaste, surtout à l’arrière, avec cette voiture qui fait plus de 5 mètres de long. L’ergonomie aussi n’est pas la meilleure sur le marché mais avouons que parfois, ces détails sont plutôt secondaires avec une marque aussi prestigieuse. Alors acceptons la pléïade de boutons sur la console centrale et partons à la découverte sur le circuit du Mont Tremblant.
La première chose qu’on remarque, c’est la sonorité du moteur V8 de 4,2 litres. Produisant 395 chevaux, il est très souple et possède un tempéramment tout à lui. Plus on le pousse, plus il semble en redemander et c’est exactement ce que j’ai fait. Associée à une boîte de vitesse F1 nommé Cambiocorsa, qui permet de changer les rapports avec des paliers de changements de vitesses montée au volant, cette Maserati galope avec brio en franchissant le 100km/h en 5,2 secondes. De plus, même à un rythme avoisinant les 200km/h sur le circuit, la tenue de cap est excellente. Il est certain que la masse importante de plus de 1900kg se fait ressentir au freinage et en virage, mais une fois ce comportement de sous virage apprivoisé, la voiture est tout de même plaisante à piloter. Dommage qu’une fois ce petit exercice terminé, je dois remettre les clefs aux représentants de Maserati. J’aurais bien aimé en faire un essai à plus long terme. Une prochaine fois peut-être! |