Lexus GS430 2006
Par Benjamin Cyr
Typiquement Lexus.
Cette marque de prestige a toujours été synonyme de haute qualité, de finition impeccable, de fiabilité légendaire, de technologie de pointe et d’un confort royal. Et heureusement, cette nouvelle GS de 3e génération reprend tous ces éléments tout en y intégrant un côté sport et un design superbement réussi. Alors, est-ce enfin la berline sport qu’on espérait de Lexus? Hum, voyons voir.
Toute une bagnole!
Plusieurs personnes rêvent de posséder une Lexus un jour, et on comprend rapidement le pourquoi lorsque l’on observe cette berline. Tout d’abord, les courbes de la GS sont un succès à tous les points de vue. De l’avant, elle ressemble tout de même au modèle précédent mais de côté ou de l’arrière, nous avons clairement à faire à une nouvelle voiture qui attire l’attention.
L’intérieur de la voiture est aussi tout nouveau, avec une planche de bord moderne et, comme toujours, bien assemblée avec des matériaux qui respirent le grand luxe. Mais étrangement, la lumière au plafond a soudainement décrochée de son emplacement lors de notre essai. Ce fait soulève quelques questionnements! Les cadrans rétro éclairés de couleur blanc sont magnifiques le soir et les diverses commandes deviennent rapidement intuitives. Il manque tout de même un certain charme et un côté unique à cet intérieur qui aurait pu être plus chaleureux.
Côté confort par contre, rien à redire car les bancs sont très confortables sur de longues distances, et le silence de roulement est irréprochable sur la plupart des versions. À ce niveau, cette berline se compare aisément avec les meilleures voitures de luxe au monde. Notre version à l’essai, soit la GS430 avec groupe sport, trahissait ce silence de par ses pneus de 18 pouces à profil très bas; la semelle de ces pneus était quand même un peu plus bruyante que ce que l’on espérait lorsqu’on compare aux autres versions de la GS. Mais n’allez pas croire que c’est insupportable comme bruit, loin de là! On pouvait, sans problème, profiter de l’excellente chaîne audio et de la qualité sonore provenant de ses 10 haut-parleurs.
Un seul reproche est vraiment à faire à Lexus au niveau de l’habitacle, et celui-ci touche les places arrière. Celles-ci sont confortables, rien à prendre en défaut à ce niveau. Mais l’espace pour la tête est plutôt décevant, due à la ligne du toit qui s’affaisse rapidement. Donc, on a décidé de privilégier le côté visuel au détriment de l’espace arrière ainsi que de l’accès à ces mêmes places. C’est un choix qui se défend probablement de la part de Lexus mais les répercussions sont notables. Prenez-en note!
Une vraie berline sport???
Cette magnifique voiture entre en compétition directe avec de superbes berlines sport telles que la Cadillac STS, la BMW 545i, la M45 d’Infiniti et l’Acura RL, pour ne nommer que celles-ci. Donc, en plus d’offrir un design unique et un confort de haut niveau, elle doit aussi transmettre un plaisir de conduite à son pilote ainsi que des performances de pointe. C’est ici que les choses se compliquent un peu.
La compétition est si forte que l’on remarque rapidement que Lexus n’a pas encore créé la voiture qu’on attendait vraiment. Principalement, ceci concerne le peu de sensations ressenties lors de la conduite du véhicule, et ce même si la GS utilise les roues arrière afin de transmettre sa puissance. Les divers éléments électroniques et la conduite feutrée ne rendent pas justice aux buts visés par cette berline sport. Il est certain que la voiture peut être conduite très rapidement et elle pourra suivre de près la plupart des véhicules en compétition, mais elle ne valorise pas du tout la conduite rapide et sportive. Il s’agit ici de commentaires personnels car j’aime bien ressentir les réactions du véhicule et que ce dernier communique avec moi en tout temps. Donc, cette remarque ne s’applique peut-être pas à tous les conducteurs et les acheteurs visés par Lexus.
Si l’on oublie cette observation, on peut maintenant se concentrer sur la tenue de route qui est tout de même difficile à prendre en défaut, à part le fait que le système de stabilité électronique intervient tout de même rapidement en virage et qu’il est impossible de le désactiver complètement. Encore une fois, la sécurité des passagers est ainsi priorisée mais le plaisir de s’amuser en virage en prend un coup.
Mais n’allez pas dire que je suis tout à fait déçu par les performances de cette GS430 car ce n’est pas vrai! À part un freinage manquant évidemment de progressivité, demandant un bon niveau d’adaptation même pour la conduite urbaine, les performances sont très bonnes même si elles ne sont pas les meilleures de la catégorie. L’excellent moteur de 4,3 litres développe maintenant 300 chevaux et permet des reprises énergiques, et la transmission automatique à six rapports réagit très rapidement dans la plupart des situations. Au niveau du 0-100 km/h effectué en 6,5 secondes, c’est très bien aussi mais un peu plus de couple à bas régime augmenterait la sensation de puissance et d’accélération.
En analysant la fiche technique et l’ingénierie présente sur notre voiture, on arrive rapidement à la conclusion qu’une fois de plus, ce manufacturier japonais à tout mis en œuvre pour créer une des voitures les plus sophistiquées sur le marché, et ce tant au niveau du groupe motopropulseur que des divers systèmes électroniques. Lexus a toujours été un leader à ce niveau et cette GS 2006 ne fait pas exclusion à cette tendance. |