Lexus GS300 AWD 2006
Par Bruno Bouchard
Nous avons testé la GS430 l’an dernier. Cette dernière nous avait particulièrement impressionnée. Son moteur V8 était puissant et souple. Cette année, nous avons la chance de tester le modèle GS300 munie du V6 de 3 litres générant 245 chevaux et de la traction intégrale. Malgré le fait que ce soit le même modèle, le moteur moins puissant et surtout la traction intégrale en font une voiture différente à conduire.
Côté conduite, bien que les accélérations soient très convenables, on est loin de la puissance, du couple et de la souplesse de la 430. Voilà pour la sensation à bord. Mais lorsqu’on parle de performance en terme d’accélération, il n’y a qu’un seul juge : le chrono, point à la ligne. Or dans le cas de la GS300 2006 AWD, le verdict est tombé en 7,1 sec. Cela est tout à fait respectable mais elle n’est pas la bombe qu’est la GS430. C’est surtout en reprise qu’on voit la différence. Malgré le fait que la boîte automatique à six rapports travaille rapidement et qu’elle n’est jamais prise en défaut, les reprises sont dans la norme, sans plus. La raison est bien simple : le poids. La traction intégrale ajoute un surplus de poids qui fait osciller la balance à 1705 kg. La GS300 garde tout de même son côté sportif. Elle est stable en courbe et surtout, elle est prévisible malgré le fait que l’habitacle soit des plus feutrés. Ceci est dû à une direction précise, même si elle pourrait être plus communicative, et une bonne calibration des suspensions.
On a aimé :
- La direction précise;
- L’intérieur des plus luxueux;
- La puissance du freinage;
- La tenue de route;
- Le confort des sièges avant;
- Le design du tableau de bord;
- Le système sonore;
- Le silence de roulement, c’est très feutré à l’intérieur;
- Le système de stabilité électronique efficace même s’il est interventionniste.
On a moins aimé :
- Les reprises un peu molles;
- La vision vers l’arrière et pour les angles morts;
- L’immense craquement provenant du tableau de bord. On n’a pas vu de différence entre les journées chaudes et froides;
- La consommation d’essence élevée pour un moteur V6 (voir 1705kg);
- Le prix du modèle à l’essai qui était presque le même que celui de la GS430 ;
- La modulation du freinage;
- Le fait que plusieurs commandes soient cachées.
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