Lexus IS-F 2009
Par René Gervais
Lexus IS-F comme dans Frénétique !
Depuis toujours, la Lexus IS est une voiture ayant du caractère, sachant jumeler à merveille raffinement et allure sportive. Ce n’était toutefois pas assez pour intimider d’autres bolides du genre faisant parti du club sélect des 400 chevaux. Tout cela est chose du passé car une simple lettre est venue changer la donne.
Essai-auto a aimé
- Foudroyantes accélérations
- Finition impeccable
- Férocité du moteur V8 de 5 litres à double arbre à cames en tête
- Freinage de haut niveau
- Frissons assurés
Essai-auto a moins aimé
- Incertitude occasionnelle de la transmission à 8 rapports
- Sécurité réduite en raison de la visibilité
- Feeling de conduite inférieur aux voitures allemandes
Impression de conduite
Par un monotone soir de semaine, j’ai conduit mon collègue Bruno chez le concessionnaire Lexus d’Ottawa où sont envoyés nos voitures de presse de cette même marque. La soirée n’allait toutefois pas être ennuyante pour tout le monde car c’est ce satané Bruno qui aura la chance de repartir avec elle. Pour vous dire comment je me sentais l’ayant amené jusque là, c’est comme si c’était moi qui lui avais présenté la blonde plantureuse dans le bar mais que c’est finalement lui qu’elle aurait choisie. Ce n’est que partie remise ma belle, mon tour allait venir. En attendant, je regardais impuissant mon collègue faire gémir cette bête d’asphalte dans un mouvement incessant de va-et-vient entre chaque arrêt. À voir son visage aux intersections, j’ai vite compris lequel des deux avait l’orgasme le plus fort. Pour sa part, la grande F n’était même pas encore essoufflée. Elle ne perdait rien pour attendre…
Vient enfin ce moment quelques jours plus tard où je devins le seul prétendant de cette asiatique originaire de Tahara, Aichi au Japon. Cela tombait bien car je le lui avais réservé tout mon temps. Dès que du bout de l’indexe, j’effleura d’une caresse ce point sensible que l’on appel en anglais ‘push start button’, tous les sens de cette rebelle s’alluma du même coup. Imaginez, 416 chevaux masochistes ne demandant que de se faire fouetter. Ayant prit possession de l’auto chez mon autre collègue Benjamin, (et oui, j’étais le troisième à passer dessus en si peu de temps) la conversation ne s’est pas éternisée que j’étais déjà en route. Au premier coup d’accélérateur en virage, je me rends compte que je devrai apprendre à respecter ma nouvelle conquête de 1714 kg qui semble se faire aller l’arrière train assez facilement. C’était donc cela le sourire en coin de Ben… Pas de problème ma chérie, j’ai tout mon temps pour les préliminaires. En fait, mon seul regret à cet instant est de ne pas avoir la chance d’aller coucher cette nipponne sur un circuit. Certaines que l’on appelle des agaces dans un langage familier, pour ne pas dire vulgaire, grondent pas mal fort mais une fois sur le champ de bataille, abdique rapidement. C’est loin d’être l’impression qui me traverse l’esprit et aucun doute que dans ces circonstances, nous aurions utilisé une quantité phénoménale de caoutchouc. Il est tout de même évident de par les accélérations foudroyantes que la puissance est au rendez-vous. La suspension est aussi très bien calibrée et le système de freinage est pratiquement sans reproche. Depuis la nuit des temps de l’automobile, les éloges au sujet des V8 américains ne cessent d’animer les conversations des passionnés de ce type de bolide. Malheureusement pour eux, les japonais ont aussi compris l’importance d’en avoir une grosse, pour parler de cylindrée bien sûr. |