Land Rover LR4 2010
Par Rodrigo Rosales-List
À l’intérieur on respire et on admire le paysage. L’environnement est vaste et bien éclairé, les grandes surfaces vitrées et les trois toits ouvrants (un par rangée de sièges) nous encouragent à reprendre contact avec l’environnement qui nous entoure. Les matériaux sont de première qualité et à l’exception du système multimédia, toutes les commandes sont bien placées et faciles à utiliser même lorsqu’on porte des gants. Pour agrémenter votre excursion, une glacière a été intégrée dans l’appui-bras central, question de garder les rafraîchissements d’après-chasse au frais. La climatisation deux zones, les téléviseurs dans les appuie-têtes, ainsi que le volant et les bancs avant et arrière chauffants, sont des attraits utiles et bienvenus. Toute cette attention au détail et la qualité d’assemblage nous font quasiment oublier les quelques irritants du système multimédia qui, malgré sa sophistication technologique, possède quelques lacunes de base, comme par exemple, l’impossibilité d’afficher la fréquence radio ou le numéro de la chanson écoutée lorsqu’on utilise le système de navigation, ou même la difficulté à enregistrer en mémoire ses postes de radio préférés. La complexité de certains menus de ce système s’avère problématique et force le conducteur à quitter les yeux de la route pendant plusieurs secondes, augmentant ainsi la probabilité de visiter mère Nature de plus près que prévu.
Son prix et sa consommation de carburant premium sont dignes du Roi James d’Écosse, un fervent amateur de chasse et de whiskey. Le prix de base se situe à 60,000$ mais le choix d’options peut faire grimper la facture près du $80,000. Même votre choix de couleur pourrait avoir une incidence de $975 sur le prix de votre véhicule « tout terrain ». Land Rover est conscient que le portefeuille de ses clients potentiels est bien garni et que la consommation de carburant ne sera pas un facteur critique de sélection, mais je crois qu’ils sous-estiment les effets de la controverse éco-énergétique actuelle. Nous avons obtenu une moyenne de consommation de 19L/100km avec un mélange de conduite sur autoroute et hors route; et malgré l’éloquence de ces chiffres, Land Rover semble juger superflu d’importer en Amérique la motorisation diésel qui leur a valu des éloges sur le vieux continent.
La question qui risque de leur faire perdre des plumes est celle relative à la fiabilité. La fiabilité n’a pas été au rendez-vous depuis quelques années et le changement de main de Ford en faveur de la compagnie indienne Tata s’avère un gage à court terme qui risque de dépecer la compagnie, surtout avec une compétition nommée Mercedes ML, BMW X5 et Lexus RX. En toute justice, notre véhicule d’essai n’a éprouvé aucun problème mécanique, on n’a entendu aucun bruit de roulement ni des bruits de caisse, mais par contre la clé électronique du véhicule est la plus grosse que j’ai eu à tenir dans mes mains. Sa taille rivalise celle de certains téléphones cellulaires et ne peut être serrée que dans une sacoche tellement elle est grande, et surtout n’essayez pas de sortir la clé d’urgence car vous risquez de ne jamais être capable de rassembler le tout!
Malgré tous ses attraits, gageons que les amateurs de chasse ne feront pas la file indienne afin de se procurer un tel véhicule. |