Jeep TJ Rubicon 2005
Par René Gervais
Pour parler d’une véritable légende, quoi de mieux que d’évoquer un vrai Jeep à titre d’exemple. Issue d’une tradition qui date de la deuxième grande guerre, le Rubicon d’aujourd’hui a su évoluer et devenir plus civilisé, tout en conservant plusieurs caractéristiques de son ancêtre, le vieux Willis.
Du hors route SVP
Ce qu’on doit dire premièrement en parlant de ce véhicule, c’est qu’il s’adresse à une clientèle très particulière ayant l’emblème Jeep tatoué sur le corps. Et preuve qu’il s’agit d’une grande confrérie, chaque propriétaire qui en rencontre un autre sur la route ne manque jamais l’occasion de le saluer. J’ai donc joué le jeu en levant la main aussi souvent que cela fut nécessaire.
Ce que j’ai fait par la suite fut de trouver un terrain le plus accidenté possible afin d’aller voir par moi-même si ce bon vieux costaud était à la hauteur de sa réputation. Pour l’avoir mis solidement à l’épreuve, laissez-moi vous dire que ça prend tout un obstacle pour l’obliger à faire demi-tour. Les éléments contribuant à cela sont, premièrement, son impressionnante garde au sol et un angle d’attaque peu commune et bien sûr, une paire de bottine de 31 pouces. Et comme si ce n’était pas assez, on retrouve un dispositif afin de barrer le différentiel arrière pour les moments plus critiques. Afin de déplacer toute cette masse, on peut compter sur un moteur 6 cylindres en ligne « Power Tech » de 4 litres de 190 chevaux, jumelée à une boîte manuelle à six rapports. Ne vous surprenez donc pas si je vous dis qu’en condition normale, j’effectuais mes démarrages en deuxième vitesse. Sinon, le premier rapport donnait l’avantage la sensation retrouvée aux commandes d’un tracteur de ferme. Pour les curieux, je me suis aussi amusé à mesurer l’accélération et j’ai obtenu un vénérable 10,5 secondes pour atteindre les 100 km/h. Bien franchement, c’est loin d’être mauvais considérant les caractéristiques de ce gros monstre.
Je ne suggère toutefois pas de se livrer à des activités de la sorte trop souvent car un Jeep, ça marche au gaz. En étant très doux sur l’accélérateur, j’ai obtenu sur l’autoroute, une consommation de 15,5 litres/100 km. On peut donc facilement imaginer qu’en ville, les chiffres grimpent rapidement au-delà des 20 litres au 100 km. Êtes-vous d’accord alors que ce n'est pas de cette manière qu’on se rapprochera de la nature? |