Jaguar XF 2009
Par Benjamin Cyr
Une voiture définitivement nouvelle
La Jaguar XF n’est plus un chaton de luxe mais bel et bien un félin pur race en très bonne condition physique. Outre les éléments de suspension qui offre un bon mariage entre le confort et la tenue de route, la direction assistée Servotronic à rapport variable apporte un maximum de précision à grande vitesse et ainsi la XF peut démontrer un bon aplomb en virage.
Le groupe motopropulseur livré de série est le V8 de 4,2 litres offrant 300 chevaux et 310 lb-pi de couple à 4100 trs/min. Ce moteur est offert depuis plusieurs années chez Jaguar et il est maintenant fiable. Quant à la transmission, c’est une six rapports avec palettes de sélection au volant. En général, ce groupe motopropulseur accompli un bon travail. Par contre, lorsque l’on pousse un peu plus la voiture, on se rend compte que le couple disponible à bas régime mériterait d’être accru et les changements de vitesse sont parfois lents, surtout lors de manœuvres de dépassements par exemple. À l’occasion, la XF hésitait à trouver le bon rapport. Il faut dire que malgré les 300 ch, le poids de plus de 1800 kg de ce félin ralenti la fougue. Tout de même, je dois dire que les accélérations sont bonnes avec un chrono de 6,4 sec pour atteindre le 100 km/h. Pour ceux recherchant des performances enivrantes, retenez que la XF est disponible en version suralimentée. Doté d’un compresseur entraîné par vilebrequin, ce V8 produit alors 420 chevaux et 408 lb-pi. Nous avons d’ailleurs essayé ce moteur dans le nouveau coupé XK-R l’an passé et les accélérations tout comme les reprises sont à couper le souffle.
Beaucoup plus abordable
Alors que l’ancienne S-Type affichait un prix de base de 62 000 $ équipée d’un maigre V6, et qu’il fallait débourser 75 000 $ pour obtenir la version V8, la XF est livrée en version de base V8 4.2 pour 59 800 $. Le modèle que nous avions à l’essai était la version haut de gamme et le prix affiché était de 69 800 $. Pour ceux désirant la version suralimentée, il est possible de s’en porter acquéreur pour 77 000 $. Il s’agit là d’une gamme de prix très intéressante et tout à fait compétitive avec les autres berlines de luxe. C’est bien de sentir ce nouveau souffle chez ce manufacturier britannique alors que celui-ci semblait être destiné à la faillite il n’y a pas si longtemps. Qui aurait cru? Avec un tel virage, l’intérêt de certains inconditionnels de la marque sera sûrement refroidis mais d’un autre côté, de nouveaux acheteurs devraient être attirés par ce renouveau. |