Ce n’est pas facile de se mesurer à des rivales telles la Civic et la Mazda 3. Loin de nous avoir déplu lors de l’essai, voyons ce qui manque à l’Elantra afin d’être considérée comme une vraie rivale pour les japonaises.
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Hyundai Par Bruno Bouchard - (2004-01-05)
Ce n’est pas facile de se mesurer à des rivales telles la Civic et la Mazda 3. Loin de nous avoir déplu lors de l’essai, voyons ce qui manque à l’Elantra afin d’être considérée comme une vraie rivale pour les japonaises.
Ce n’est pas facile de se mesurer à des rivales telles la Civic et la Mazda 3. Loin de nous avoir déplu lors de l’essai, voyons ce qui manque à l’Elantra afin d’être considérée comme une vraie rivale pour les japonaises.
Intérieur
L’Elantra offre un espace intérieur des plus intéressants. La plupart des voitures compactes ne permettent pas de placer un banc d’enfant sans devoir avancer le siège du passager. C’est ce que l’Elantra permet et votre passager vous fera la remarque positive en y prenant place. Les sièges en tissu offrent un confort correct. Cependant, ils sont un peu bas et une fois assis, le volant se trouve trop haut à mon goût.
La planche de bord est sobre et permet une lecture facile des indicateurs. Le design de la console centrale me plaît moins puisque la console ressemble à celle de la Grand Prix. Mais c’est seulement une question de look car je me dois d’admettre qu’elle est pratique et fonctionnelle. Les commandes de radio et de climatisation sont accessibles et facilement manipulables. Le plastique est prédominant dans l’habitacle et sa qualité est correcte, sans plus.
L’équipement de série rivalise avec les autres compactes puisqu’il comprend le climatiseur, les vitres électriques, le régulateur de vitesse et le lecteur CD.
La mécanique
Un moteur quatre cylindres de 2 litres, livrant une puissance de 138 ch. @ 6000 trs/min et un couple de 136 lb-pi @ 4500 trs/min, se cache sous le capot. J’ai peu de reproche à faire à cette mécanique. Une fois jumelée à la boîte automatique, elle permet des accélérations franches et des reprises honnêtes, à condition de bien enfoncer l’accélérateur. En conduite urbaine, l’Elantra se débrouille très bien. Le plus gros reproche que je puisse faire au moteur est qu’il a tendance à grogner. De plus, qui dit puissance, dit consommation et c’est exactement le cas ici. L’Elantra n’est pas une championne de l’économie. Sur l’autoroute, c’est acceptable mais une consommation 9.6 litres/100 km en ville, c’est plutôt décevant et ça rejoint les meilleurs intermédiaires.
Pour ceux qui recherchent un comportement sportif, allez voir la Tiburon. Il reste que la tenue de route de l’Elantra est tout à fait acceptable. La suspension filtre une bonne partie des imperfections de la route sans trop nous les transmettre.
Cependant, je me dois de parler de l’absence de freins ABS. Ceci est une grande lacune que Hyundai devra corriger si elle veut s’attaquer aux leaders de la catégorie. Car la Civic LX (même prix) offre l’ABS avec la répartition électronique de série et la Mazda 3 offre l’ABS en option.