Honda Ridgeline 2006
Par René Gervais
Quand Honda s’affaire à une nouvelle tâche, le résultat est toujours très attendu car on se demande toujours avec quoi ils nous arriveront. C’est encore une fois de plus ce qui c’est passé quand nous avons appris que la compagnie avait maintenant le marché des camionnettes dans le collimateur. Alors que le résultat visuel en laisse plusieurs perplexes, l’expérience derrière le volant pourrait bien faire l’unanimité.
Un comportement routier impressionnant
Cela peut sembler étrange que dans le cadre d’un article de camionnette, on parle en premier lieu de son comportement routier. Ce n’est pas un hasard dans ce cas-ci, car en fait, c’est un des aspects m’ayant le plus impressionné.
La grande différence entre le Ridgeline et ses concurrents est au niveau de sa carrosserie. Puisque cette dernière est moulée avec la boîte du camion, cela procure plus de robustesse à la caisse et influence positivement le comportement routier. Non seulement cela, le fait que la suspension de ce camion soit indépendante aux quatre roues accentue également les prouesses du véhicule, et ce, autant sur l’autoroute que sur un chemin accidenté. Rappelons que ce type de suspension est une première mondiale chez les camionnettes.
La stabilité du véhicule est aussi assurée par le rouage intégral à prise constante. Sur un pavé sec, environ 70 % de la puissance provient du train arrière et lorsque les conditions routières se gâtent, le système de contrôle de la traction se chargera de distribuer sa puissance là où ce sera nécessaire.
Et pour la grosseur du véhicule, mentionnons que son agilité en surprendra plusieurs, tout comme son système de freinage. Les quatre freins à disque de grande dimension sont d’ailleurs nécessaires si jamais vous remorquez les 5000 lb que le véhicule peut tirer.
Pour déplacer tout cela, c’est le même V6 de 3,5 litres que l’on retrouve dans le Pilot et le Acura MDX. Bien que ce dernier ne soit qu’un 6 cylindres, sa puissance de 255 chevaux sera suffisante pour la plupart des besoins des consommateurs d’aujourd’hui. Les préoccupations quant au prix de l’essence seront également prises en considération, procurant une consommation plutôt raisonnable. On parle d’environ 15 litres au 100 km en ville alors que sur la route, des chiffres comme 10,5 litres au 100 km pourront être réalisés par les plus sages d’entre nous.
Des aspects pratiques
Comment pourrais-je commencer ce paragraphe sans vous parler de l’immense coffre de rangement disponible à même le plancher de la boîte de chargement? Ce coffre, que l’on peut barrer, servira à ranger de façon sécuritaire, un bon nombre d’éléments qui, pour une raison ou une autre, ne trouveraient pas leur place dans l’habitacle. Et nul besoin de craindre de salir le coffre, car si cela arrivait, vous auriez seulement qu’à retirer des bouchons, et intervenir directement avec le boyau d’arrosage. L’eau s’écoulera alors d’elle-même et une fois tout cela terminé, remettez les bouchons et le coffre retrouvera son côté hermétique.
Et tant qu’à parler de la boîte, mentionnons que l’ensemble des parois et du plancher sont recouverts de matériaux plastiques ultra résistants qui sauront offrir une protection pour des années à venir.
Si pour certains, vous trouvez que cette boîte de cinq pieds est un peu trop petite, sachez qu’une fois la porte arrière rabattue, cette dernière peut soutenir une charge de 300 lb, ce qui augmente alors la longueur de la caisse de chargement à six pieds et demie. Un autre fait inusité, cette fameuse porte ne s’ouvre pas seulement d’une façon conventionnelle, mais aussi de la droite vers la gauche.
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