Ford Focus ZX5 2006
Par René Gervais
Ford fait aussi des compactes!
La Focus existe depuis plusieurs années et on ne peut dire qu’elle n’a pas connu un certain succès. Comme nous pouvons le constater, plusieurs sillonnent nos routes mais tout de même, je crois que cette voiture est méconnue. Peut être est-elle trop diluée par la compétition féroce qui existe dans ce créneau? Alors que les voitures japonaises dominaient clairement ce marché, les Coréens ont su à leur tour s’implanter solidement, ce qui reste peu d’espace pour les produits compacts américains. Pourtant, la Focus n’est pas une mauvaise voiture.
Une belle tenue de route.
Une des premières choses qui m’a impressionné, c’est la tenue de route plus qu’honnête qu’affiche la Focus ZX5. Bien sûr, notre modèle d’essai n’était pas dépourvu de pneus car il roulait sur quatre Pirelli P6. Outre cela, j’ai trouvé que la voiture était maniable, ce qui favorise grandement l’agrément de conduite. Pour ce qui est du confort, ce n’est pas mal non plus. Les sièges offrent un bon support et celui du conducteur est ajustable en hauteur. Une chance qu’il en est ainsi car mes premières impressions ne volaient pas très hautes. C’est lorsque j’ai pu correctement m’ajuster que j’ai commencé à apprécier le reste.
De l’intérieur, la Focus n’offre pas de grands artifices mais les différentes commandes sont bien placées et disposées à rendre la vie du conducteur plus facile. À cet effet, la Focus possède un bras d’instrumentation montée à même la colonne de direction, ce qui nous permet de jouer facilement avec les commandes de la radio. Voilà qui est plutôt innovateur, car on ne retrouve pas cet aspect chez les principaux concurrents. Sans compter que pour le prix, la ZX5 offre une liste d’équipement très intéressante.
Un couple appréciable
Sans vous décoiffer comme pourrait le faire une Mustang GT-500, la ZX5 est pourvu d’une motorisation qui permet de s’amuser un peu. Même à bas régime, les reprises sont bonnes, ce qui est de loin supérieur à une Honda Civic. Quoi que le moteur n’offre pas des montées en régime spectaculaires, il démontre néanmoins une souplesse dans la bonne moyenne. Je dois par contre mentionner qu’il m’a fallu un certain temps avant de m’habituer à la lenteur à laquelle le régime du moteur baisse lorsque celui-ci est exploité dans les hautes sphères du tachymètre. En parlant de la motorisation, notons que c’est un 4 cylindres « Duratec » 2 litres de 136 chevaux qui équipe cette Focus.
Quelques mots de plus pour vous parler de la boîte de vitesses. Mentionnons qu’elle fait bien son travail en permettant des passages de rapports harmonieux, jumelé à une pédale d’embrayage très facile à moduler. |