Ford Five Hundred 2006
Par René Gervais
Le meilleur est à l’intérieur
Quand les choses ne vont pas comme on voudrait, on tente par tous les moyens de trouver une solution efficace qui nous permettrait de voir la lumière au bout du tunnel. On ne peut pas dire que par les temps qui courent, la compagnie Ford roule sur l’or et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Est-ce dans la Ford 500 que la compagnie trouvera la solution à tous ses problèmes?
Derrière le rideau
Soyons honnête et regardons les choses en face, c’est pas le design qui souffle dans les voiles de Ford actuellement. À part le F-150 qui à mon avis, est un vif succès en terme de style, le reste de la gamme est plutôt anonyme. Je sais, vous allez me dire qu’il y a la nouvelle Mustang. Histoire de garder le suspense, cette voiture fera l’objet d’une critique prochainement et je vous dirai alors clairement mon opinion, comme nous avons toujours l’habitude de le faire.
Mais pour l’instant, concentrons-nous sur la chère « Five Hundred » que voici. Je viens de parler du style chez Ford alors on y passera pas la journée. La 500 n’est pas une voiture laide mais elle est affligée d’un style anonyme et complètement dépourvu de toute fantaisie, un point c’est tout.
Alors, est-ce qu’on s’arrête-là et on se tourne tout de suite vers autre chose? J’espère bien que non car cela serait une triste erreur. Au-delà des apparences se cachent de grandes qualités fort convoitées.
Une très bonne traction
Si premièrement, vous n’aimez pas conduire l’hiver, la 500 offre en option une traction intégrale qui saura vous procurer de la stabilité et du mordant sous un ciel fâché. Dans un pays comme le nôtre, c’est certainement un net avantage. Et pour palier la plus grande consommation d’essence qui accompagne généralement ce type de traction, une transmission de type CVT est offerte sur la version à traction intégrale. Si par contre vous optez pour la traction avant, c’est à la transmission 6 vitesses que vous aurez droit.
Pour ma part, je n’ai pas eu la chance d’essayer le véhicule en condition hivernale mais je me suis quand même amusé sur l’autoroute. Vous avez bien lu! C’est bien évident que l’on ne parle pas d’une voiture sport sauf qu’elle n’en est pas moins dénudée de certaines caractéristiques intéressantes. La direction, par exemple, fait preuve d’une précision impressionnante. Bon, la suspension ne suit pas toujours en manœuvre d’évitement mais quand même, cet aspect m’a impressionné. Je me lance ensuite dans une courbe prononcée. La première fois, je ne m’y suis pas jeté à toute vitesse car il fallait bien apprendre à connaître sa monture. Et coup après coup, mon niveau de confiance augmentait et j’ai vite fait de remarquer que la tenue de route dans ces conditions est d’une honnêteté appréciable. Je tenais à le souligner car vraiment, on ne s’attendrait pas à cela de cette voiture. Est-ce à la plate-forme et le système de traction intégrale emprunté à Volvo que revient les honneurs? Je ne sais pas mais je peux vous dire que le résultat est là. Maintenant que nous sommes sortis de la courbe, prenons la grande route et partons à l’aventure.
En voiture
Vous pourrez reprocher ce que vous voudrez à la Five Hundred mais si vous devez partir en voyage avec la petite famille et tous les bagages, je crois que vous l’aimerez bien. Tout d’abord, son coffre arrière est immense et à l’intérieur, ce n’est pas non plus l’espace qui manque.
Autant à l’arrière qu’à l’avant, nul besoin de se plier en quatre et il en va de même pour l’espace pour la tête. Notons que Ford dit des sièges qu’ils sont de type surélevés, reproduisant le même type de visibilité qu’à bord d’une mini-fourgonette. Je dois admettre que la vision est excellente.
Et comme on parlait de voyage, il ne faudrait pas oublier le confort. Une fois encore, la 500 n’est pas en reste à ce chapitre en offrant des sièges moelleux, favorisant un bon confort. |