Chrysler Pacifica 2003
Par Bruno Bouchard
Comportement routier et performance
La Pacifica est muni du moteur 3.5 litres à haut rendement générant 250 chevaux. Il procure quand même assez de couple à bas régime mais il ne faut pas oublier les dimensions, et du même fait, le poids considérable de ce véhicule. Ces chevaux-vapeur permettent des performances adéquates au départ avec un 100km/h franchi aux alentours de 10sec. Par contre, les reprises rendu à cette vitesse de croisière sont plutôt modestes.
Ce moteur de 3.5 litres consomme une moyenne de 12.5l/100km sur autoroute à une vitesse de croisière de 120km/h. Lorsque combiné avec de la conduite urbaine, la consommation grimpe à environ 14l/100km. Il est vrai que les chiffres annoncés par le fabricant son bien plus économique que nos résultats, mais il ne faut pas oublier que les chiffres officiels sont obtenus en roulant à des vitesses bien inférieures à nos limites de vitesse.
La tenue de route de la Pacifica est un élément qui surprend. D’accord, vous n’avez pas affaire à une voiture sport mais compte tenu des dimensions généreuses du véhicule, le résultat est très bon. La voiture offre un excellent compromis entre le confort et la tenue de route, résultat ressemblant à certains produits allemands. Les grandes courbes sont quand même prisent avec aplomb, et le châssis de la voiture ne semblent pas trop en souffrir. Notre modèle d’essai était équipé en option des 4 roues motrices et ceci a certainement amélioré cet aspect du véhicule. Il faut souligner que le comportement routier de la Pacifica nous a impressionné malgré le fait que celle-ci soit munie de très moyens Michelin Energy de série 65.
Conclusion
La Pacifica est certes originale : elle offre un espace intérieur adéquat, et surtout, aménagé différemment. Son confort est supérieur aux minifourgonnettes, sa finition intérieure est sans reproche et son comportement sans reproche. Par contre, son moteur offre des performances moyennes.
Il ne fait aucun doute que La Pacifica est un véhicule des plus intéressants. Elle crée peut-être un nouveau segment en se positionnant comme elle le fait… Mais avec un prix d’environ 53 000$ pour le véhicule à l’essai, il faut se rendre à l’évidence qu’on ne verra pas autant de Pacifica sur nos routes qu’on a vu d’auto-beaucoup.
En terminant, pour votre information, le modèle à traction est disponible à partir d’environ 43000$ et celui à 4 roues motrices à compté de 46 500$.
Autres commentaires – René G.
Connaissez-vous la différence entre M.Mini-wheat et la Pacifica? Je dirais que les deux peuvent souffrir d’un problème d’identité tel la céréale se demandant si elle était nutritive ou bonne au goût. Bonne nouvelle, je dirais que la Pacifica saura jouir également de la combinaison de plusieurs avantages.
Tout comme le mentionne mes collègues, le véhicule offre à la fois de l’espace, la stabilité d’un système à 4 roues motrices, le confort d’une grande routière et en plus, un agrément de conduite fort surprenant. C’est un peu comme si vous aviez mit dans un mélangeur géant une voiture sport, une de luxe puis un SUV et que la Pacifica en serait la purée finale, au sens figuré bien sûr.
Je dois également féliciter la qualité de finition intérieure et la beauté des matériaux. N’eut été de la qualité des différents boutons de contrôle de la ventilation, pratiquement indigne d’une Néon, oh pardons, d’une SX, ma note pour cet aspect aurait frôlée les 11/10. L’autre chose que j’ai bien aimé, même si ce n’est plus tout à fait nouveau comme gadget, est l’ouverture électrique du hayon. Cela est très pratique, autant pour accéder facilement au coffre que pour amuser l’enfant qui sommeil en nous.
Bref, j’abonde majoritairement dans le sens du tableau brossé par mes collègues sauf peut-être au niveau du confort des sièges. Pour ma part, j’aurais aimé que ceux-ci soient aussi confortables qu’ils sont jolis.
Finalement, je ne m’improviserai pas expert en ciblage de clientèle mais franchement, j’ai hâte de voir le recensement du profil des acheteurs. Je salue les efforts du manufacturier de poursuivre sur la voie de l’innovation, sauf que ce n’est pas sans un brin de scepticisme que j’offre tous mes vœux de bonheur. |