Cadillac CTS Sport Wagon 2010
Par Benjamin Cyr
Un CTS Sport Wagon qui n’est pas vraiment sport
La 2e génération du CTS, disponible depuis 2008, est une voiture drôlement intéressante pour les amateurs de berline de luxe avec un tempérament sportif. Depuis cette année, il y a même la possibilité d’opter pour l’ultra-puissante CTS-V qui propose plus de 550 chevaux. Par contre, cet article ne traite pas de ce bolide mais plutôt d’une autre nouveauté, soit l’arrivée du nouveau Sport Wagon. Tel que son nom l’indique, il s’agit d’une version familiale du CTS qui vient concurrencer les Audi A4 Avant, BMW Série 3 Wagon (et peut-être aussi Série 5 Wagon) et Volvo V70. L’élément que je questionne est l’utilisation du terme « sport » car cette nouvelle venue a certaines qualités mais aucune n’est vraiment reliée à un caractère sportif.
Un Cadillac familial?
En effet, il est plutôt étrange d’associer une telle marque avec un véhicule polyvalent à caractère familial. Les véhicules américains haut de gamme ont rarement joués dans ce créneau, contrairement aux européens qui présentent depuis fort longtemps des voitures « wagon » très intéressantes. La compétition est féroce dans ce créneau plutôt restreint de notre marché. Visuellement, je trouve que ce CTS n’a pas à rougir devant quiconque, le résultat étant fluide et accrocheur. L’aspect pratique d’un véhicule familial est tout de suite observable lorsque l’on ouvre le hayon arrière car le seuil n’est pas trop haut et il est facile d’insérer ou de sortir divers objets. Le volume offert n’est pas le meilleur sur le marché mais tout de même bien adéquat.
Lorsque l’on prend place à l’avant, on dénote immédiatement que l’environnement offert dégage le luxe. Le dessin de la planche de bord, l’emplacement des commandes, les couleurs de l’éclairage et les matériaux s’assemblent tous l’un à l’autre pour ainsi offrir un habitacle réussi et joli au regard. Pour les passagers arrière, bien que le volume est dans la moyenne, le dégagement pourrait être assez juste pour les personnes de grande taille.
Deux motorisations sont offertes
Ces deux moteurs sont le V6 3,0 de 270 ch (et seulement 223 lb-pi de couple) et le 3,6 litres offrant 304 ch et 273 lb-pi. Les deux possèdent l’injection directe de carburant et sont jumelés à une transmission automatique à six rapports. Bien que le prix supplémentaire pour obtenir la version 3.6 est de 6000 $, il est à considérer car le faible couple du 3.0 litres peine à la tâche et offre une économie d’essence négligeable en comparaison avec son grand frère. Une fois cette décision prise, il reste aussi à choisir entre la version à traction avant ou celle offrant la traction intégrale. Pour ce qui est de notre véhicule à l’essai, il s’agit de la version 3.6 avec la puissance aux quatre roues.
Bien que la traction intégrale ajoute un élément de sécurité en hiver, il faut savoir aussi que le poids supplémentaire ainsi que l’ajout de pièces en mouvement affectent directement la consommation d’essence. Le CTS Sport Wagon 3.6 de cet essai affichait un poids total de plus de 1900 kg, affectant plusieurs aspects de la conduite du véhicule. Tout d’abord, la consommation moyenne dépasse facilement les 15 litres par 100 km, et cela sans faire de folie. Et quant au comportement routier, cet embonpoint se ressent en virage, en accélération et au freinage. En plus, j’ai vraiment l’impression que les suspensions de la version Wagon reçoivent des ajustements plus bourgeois car la voiture affiche un roulis plus important que la version berline qui est, de son côté, une voiture plaisante à conduire. Lorsqu’on pousse moindrement dans une courbe, un sous-virage important apparait et le volant de grande dimension peu communicatif n’aide pas corriger le cap. |