Buick Allure 2005
Par René Gervais
Si vous avez déjà lu un texte présentant la toute nouvelle Buick Allure, vous savez alors que son nom est différent de celui utilisé chez nos voisins américains. En effet, de l’autre côté de la frontière, on l’appelle : Buick Lacrosse. Alors pour éviter que dans une publicité canadienne, on annonce de se procurer « Lacrosse » de l’année, il fut décidé de lui donner un autre nom un peu plus vendeur. En passant, l’Allure est la remplaçante de la Regal.
J’ignore pourquoi GM tient toujours à changer les noms de leurs voitures, comme si on voulait absolument faire oublier le modèle précédent. Et je n’invente rien en disant cela. Comme dit le vieil adage : rien qu’à voir, on voit bien.
Le premier aspect qui m’a marqué, et je suis superficiel direz-vous, c’est sans jeu de mots, son allure. C’est vrai! Je trouve honnêtement que cette voiture est jolie. Les lignes sont bien dessinées et même en gardant en tête l’esprit de Buick, le résultat se veut dynamique, avec un certain « punch ».
Ce qui est important de mentionner ou de tenir compte lors d’une évaluation automobile, c’est la vocation de la voiture. On pourrait alors vous la dépeindre en disant que ce n’est pas autre chose qu’un carrosse motorisé et d’autres salueraient plutôt la douceur de roulement.
Pour les besoins de la cause, mettons-nous donc dans la peau d’un client pour qui le mot sport ne rime pas avant tout avec conduite et le plus important, que rien ne pourra le faire démordre des produits américains.
Au volant de sa nouvelle Allure, ce chanceux se baladera fièrement en faisant l’envie de toute la parenté. Il y a fort à parier aussi qu’après la grande messe, nombreux seront les admirateurs autour de la belle Buick, disant à son propriétaire : « T’as toujours voulu rester jeune toi mon Armand! »
Alors là, quand ces mêmes admirateurs prendront place à bord, ils salueront l’espace intérieur et le confort des sièges. Ensuite, en regardant les différentes commandes, ils auront probablement un peu de difficulté à démêler tout ça. Premièrement, il y a plusieurs boutons très similaires et, comble de malheur, ceux-ci sont très petits, spécialement pour une vue à la baisse.
Et le plus mécanicien de nos joyeux lurons ne pourra s’empêcher de demander à vieille branche, comme il appelle affectueusement Armand, ce qui se cache sous le capot. « C’est le gros 6 », de répondre l’heureux propriétaire. « J’aurais pu choisir le V6 3,8 litres de 200 chevaux mais je me suis dit, j’suis encore jeune, m’a prendre le gros. » Notre ami parlait bien sûr de la version 6 cylindres à double arbre à came en tête de 3,6 litres, développant 240 chevaux. Je peux vous dire d’emblée que ce dernier saura décoiffer n’importe lequel d’entre eux, spécialement que pour certains, il ne reste probablement plus grand chose à décoiffer.
Vient au tour de Ti-Paul de se glisser à l’intérieur et fièrement il dit : « Parle-moi de ça une roue comme dans le bon vieux temps. » Cette affirmation se traduit tout simplement par le fait que Paul avait un faible pour la dimension généreuse des volants d’autrefois. « Une chose par contre, de répliquer notre grand connaisseur, à l’époque, on avait pas autant de pitons sur le volant. » Fait très intéressant, mon cher ami, car avec les différentes commandes de la radio, de la température et du régulateur de vitesse montées sur le volant, voici un élément que certains peuvent trouver irritant. |