BMW Coupé M Z4
Par Benjamin Cyr
L’expérience sur piste
D’emblée, je dois dire que les points faibles sont plutôt rares! Et avant de partager mes observations, laissez-moi vous décrire un peu les caractéristiques de cette voiture. D’abord, la version Z4 coupé n’est offerte qu’en version M, soit en version haute performance, contrairement à la Z4 décapotable. Ceci inclut une motorisation unique, soit le six cylindres atmosphérique en ligne de 3,2 litres, développant 330 chevaux à 7900 trs/min, et 262 lb-pi de couple à partir de 4900 trs/min. Il s’agit du même moteur qui est sous le capot de la M3 depuis quelques années, pouvant révolutionner à plus de 8000 trs/min. Ce six cylindres est associé à une boîte manuelle ZF à six rapports.
Le groupe motopropulseur n’est pas le seul à avoir reçu autant d’attention de la part des ingénieurs. Les freins de plus grande dimension, perforés, procurent une puissance de freinage accrue, et la répartition parfaite 50/50 du poids entre l’avant et l’arrière permet d’obtenir une tenue de route de haut niveau et sans surprise. Finalement, les pneus de 18 pouces sont plus larges, 225/45 à l’avant et 255/40 à l’arrière.
Bon, alors après tout ce bla-bla, vous voulez sûrement savoir ce qu’il en est des performances de cette BMW. Et bien c’est tout simplement spectaculaire, rien de moins!
Après avoir maîtrisé la boîte manuelle et après quelques tentatives, on parvient à franchir le 0-100 km/h en 5,3 secondes, et le 400 m en 13,5 secondes. Si la vitesse de pointe vous intéresse, ce coupé atteint les 250 km/h (malheureusement, nous n’avons pas pu dépasser les 220 km/h sur le circuit du Mont-Tremblant). Outre la puissance, le freinage est sensible mais efficace, tout comme la direction qui est à la fois d’une précision chirurgicale et communicative. Mon seul reproche serait au niveau du couple à bas et moyen régime qui pourrait être supérieur afin d’obtenir de meilleures sorties de virage.
En ce qui concerne la tenue de route, vu la position de conduite et la répartition des masses, je ne pouvais espérer rien de moins qu’un constat des plus positifs. C’est exactement ce qu’a fait cette voiture. Même avec les systèmes de contrôle de la traction et de stabilité activés, on peut pousser la voiture très fort et l’intervention de ces systèmes est modérée. Si l’on désire vraiment faire glisser la voiture en virage, avec de belles dérobades du train arrière, il est possible de complètement désactiver tout aide électronique que ce soit.
Endurance remarquable
Après trois jours d’abus et de tests autour du magnifique circuit du Mont-Tremblant, le coupé M semblait encore en pleine forme. La motorisation ne désirait que monter en régime et frôler les 8000 trs/min à nouveau. Il est certain que les pneus démontraient certains signes de fatigue et les freins n’avaient plus l’aplomb du premier jour, mais je n’aurais jamais imaginé qu’une voiture provenant directement de la salle de montre aurait pu tenir le coup aussi longtemps. J’ai souvent vu des « supposées » voitures de haute performance ne tenir que quelques tours autour de ce circuit avant de revenir aux puits avec une surchauffe au niveau du système de freinage.
Malgré un prix d’achat élevé de 70 500 $, le coupé M Z4 est toute une voiture! Elle se compare sans problème aux nouvelles Porsche Cayman S et Audi TT. De ce point de vue, son prix est plutôt compétitif! Tel que je l’indiquais dans mon titre, on peut voir que le coupé M est tout aussi à l’aise sur la route que sur la piste et ceci est tout un exploit en soi.
Essai-auto a aimé :
- une vraie voiture de course
- tenue de route de haut niveau
- comportement prévisible
- direction communicative et directe
- freinage extrêmement endurant
- look unique
- confort relativement intéressant
Essai-auto a mois aimé:
- habitacle sans rangement
- couple faible à bas régime
- visibilité réduite
- réservoir d’essence minuscule (45 litres)
- boîte de vitesse rugueuse par moment
- console centrale trop simpliste et dénudée
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