BMW Coupé M Z4
Par Benjamin Cyr
Double identité
Il est rare que jour après jour, nous avons la possibilité de pousser à la limite une voiture sport. La plupart du temps, il s’agit d’évaluation sur la route suivi de quelques heures sur un circuit et après quoi il est temps de livrer à nos lecteurs notre opinion sur le véhicule en question. Eh bien cette fois-ci, c’est totalement différent. Nous avons, pendant trois jours, parcouru plus de 600 km sur le circuit du Mont-Tremblant afin de vous livrer l’ultime évaluation de la BMW Z4 Coupé, version M. C’est environ 130 tours à fond sur un circuit de course!
Un look plutôt unique
La version décapotable de la Z4, remplaçante de la Z3, avait créée tout une réaction lors de son introduction il y a quelques années. Et plusieurs continuent encore de comparer les lignes rétro de la Z3 face au design futuriste et angulaire de sa remplaçante. Laissons un peu ce débat et concentrons-nous sur le véhicule en question qui n’est pas la version décapotable mais plutôt la version coupé de la Z4. Une chose que l’on peut dire à propos de cette version est le fait qu’elle est unique et ne passe pas inaperçue. Est-elle jolie pour autant? Disons que c’est plutôt une question de goût mais esthétiquement, ce n’est pas la voiture qui attirera le plus de commentaires positifs de la part des passants.
Un habitacle étroit mais confortable
La version coupé, à l’opposé de la version décapotable, ne peut procurer un espace infini au niveau du dégagement pour la tête. Alors, le premier sentiment que l’on perçoit est une impression d’étroitesse. Par contre, après quelques temps, ce sentiment s’estompe et l’on se sent parfaitement à l’aise dans l’habitacle. Il n’y a pas beaucoup d’espace de rangement, c’est un fait. Mais le coffre possède un volume plus élevé que plusieurs autres voitures de même gabarit. De plus, même si les sièges de ce bolide offrent un excellent maintien latéral pour la conduite agressive sur circuit, le confort de ceux-ci est lui aussi au rendez-vous, permettant de franchir plusieurs centaines de kilomètres sans aucun inconfort.
En ce qui concerne le reste de l’habitacle, tout est bien assemblé et les matériaux sont sans reproche. Le minimaliste de la planche de bord, même s’il n’est pas des plus innovateurs, permet au conducteur de trouver rapidement la commande qu’il recherche. Et qui dit voiture sport dit aussi position de conduite, et celle-ci est tout simplement idéale. Il est très facile d’ajuster le siège afin que le levier de vitesse ainsi que le volant forment une extension naturelle de notre corps. J’aurais tout de même souhaité une meilleure visibilité tout autour du véhicule.
Passons maintenant à nos observations suite à nos trois jours sur le circuit du Mont-Tremblant. |