BMW 135i 2008
Par Benjamin Cyr
Le plaisir à l’état pur
Je ne m’attendais vraiment pas à autant de plaisir au volant de la 135i. La voiture excelle dans toutes les situations, et ce autant sur la route que sur un circuit. La suspension est un peu trop sèche pour certaines de nos routes, et il vous faudra absolument éviter la plupart des nids de poule avec les jantes de 18 pouces et les pneus 255/35ZR18, au risque de les endommager. Autrement, cette voiture serait difficile à prendre en défaut.
Lorsque l’on désactive complètement le système de stabilité électronique, il est possible d’avoir un plaisir fou avec cette voiture. Le poids relativement faible jumelé avec les 300 lb-pi de couple disponible dès 1400 trs/min assurent des accélérations de haut niveau. Nous avons enregistré un 0-100 km/h en 5,25 sec, ainsi qu’un quart de mile franchi en 13,4 secondes. Surprenant! Il s’agit de mesures qui se rapprochent énormément de voiture beaucoup plus dispendieuse, telles que la Porsche 911 Carrera et Cayman S. Et côté freinage, la puissance et l’endurance est au rendez-vous, avec de gros étriers et des disques de bonnes dimensions. Nous avons obtenus un freinage 100-0 km/h en 29 mètres. Encore une fois, c’est excellent et la modulation de la pédale des freins est exemplaire, une fois que l’on s’est habitué à leur sensibilité.
En virage, la 135i démontre le savoir-faire de BMW, et on remarque alors la répartition parfaitement des masses (50-50 entre l’avant et l’arrière). Ce petit démon dévore les courbes et la limite d’adhérence semble infinie. Et lorsque l’on pousse un peu trop, un sur-virage apparait mais il est alors très facile à maîtriser le train arrière avec un petit coup de volant. Elle constitue une des voitures les plus faciles à piloter, et elle communique en tout temps avec le pilote; la rétroaction est constante. Notons au passage la boîte de vitesse manuelle qui est précise et sans reproche.
La compétition?
Lorsque je pilotais la 135i, et que mon sourire de satisfaction refusait de s’effacer de mon visage, je me questionnais sur les voitures à traction en compétition dans cette gamme de prix. Notre voiture à l’essai affichait un prix de vente de 48 100 $ (incluant 3 options : groupe Sport M, groupe Premium et groupe Sonorité). Quelques concurrentes viennent en tête comme une Nissan 350Z, ou bien une Mustang GT. Si on jète un coup d’oeil du côté des tractions intégrales, la Mitsubishi Evo X est disponible pour une somme équivalente. Et pourquoi pas la grande soeur de notre voiture d’essai, soit la 335i coupé. Par contre, cette dernière est offerte moyennant un surplus de 10 000$ versus la 135i.
Bref, si je ne pensais qu’au plaisir d’être au volant, une seule voiture venait alors en tête de ma liste et c’était cette jolie deux portes Série 1.
Notez qu’une version 135i Cabriolet est disponible à partir de 47 200 $. Et pour ceux recherchant le même look et qui sont prêts à laisser de côté un peu de puissance, la 128i de 230 hp est disponible pour 33 900 $, et en version Cabriolet pour 38 900 $.
N.B. : un match comparatif sur piste aura lieu dans quelques semaines entre cette BMW 135i, la Mitsubishi Evo X et la Subaru STi. |