Bentley Continental 2006
Par Benjamin Cyr
Un quart de million de dollars sur quatre roues
Pour plusieurs, cette somme d’argent n’est même pas envisageable afin d’investir sur une propriété, donc encore beaucoup moins plausible pour une voiture. Et bien, pour une semaine, j’ai vécu la vie des multimillionnaires en me baladant au volant d’une Bentley Continental GT, un joyau de 250 000 $. La question que tout le monde se pose est si la voiture vaut le coût d’achat. Et bien ma réponse se retrouve dans mon analyse qui suit.
Historique de Bentley
Plusieurs connaissent le nom et la calandre distinctive des Bentley, mais c’est à peu près tout. Donc pour votre propre culture, voici un court résumé de cette marque très prestigieuse.
Walter Owen Bentley, qui avait travaillé dans la conception des moteurs d’avion lors de la première Guerre mondiale, créa sa compagnie en 1919 en dévoilant le premier prototype Bentley. Quelques années plus tard, le succès des voitures Bentley fût sans équivoque lorsqu’elles remportèrent quatre années consécutives la prestigieuse course Le Mans. Par la suite, avec la Grande Dépression du début des années 1930, Bentley éprouva de graves problèmes financiers et fût acheté par Rolls-Royce. Puis en 2003, la séparation définitive des deux marques eut lieu, Bentley était maintenant sous la direction du groupe Volkswagen. La première voiture qui fût développée depuis est cette magnifique Continental GT, qui représente la quintessence des voitures de grand tourisme (GT).
Tout un bolide !
Même depuis la séparation entre les deux compagnies anglaises, Bentley reste toujours une marque représentant le luxe, l’opulence et le prestige. Par contre, avec la Continental GT, on peut ajouter d’autres qualificatifs tels que la performance, la puissance et la haute technologie.
Ce superbe coupé est tout ce qu’il y a de plus moderne sur la route : quatre roues motrices, moteur W12 avec deux turbos, transmission automatique ZF à six rapports avec la possibilité de changer les rapports sur le volant, roues de 20 pouces, suspension pneumatique totalement ajustable, et tous les autres gadgets électroniques habituels.
Tout ce pedigree semble dévoiler une voiture sport sans exception, mais pourtant la Bentley est d’un luxe et d’un confort hors norme, ce qui en fait plutôt une voiture GT comme son nom l’indique.
Traité aux petits oignons
Le conducteur d’un tel véhicule s’attend à un traitement royal et c’est exactement ce que lui procure cette anglaise. Choix de différents cuirs cousus à la main, confort exceptionnel des sièges qui sont d’ailleurs munis d’un système de massage pour le dos, un système de son tout à fait ahurissant, des boiseries rares apposées à quelques endroits, et beaucoup plus. Par contre, la différence avec une voiture de 100 000 $ n’est pas frappante, même que certaines caractéristiques habituellement trouvées dans une vulgaire BMW ou Jaguar sont absentes. Je fais référence ici aux sièges qui ne sont pas climatisés ou bien le chargeur à six CD qui n’est même pas monté à même la console centrale mais plutôt dans le coffre à gant. Aberration! Vous me direz que ce n’est pas majeur mais pour ce prix, on s’attend à la perfection, non? Ça fait sûrement partie du cachet du véhicule…
En terme de performance, c’est du sérieux
Seulement la description du moteur nous transporte dans un autre monde : moteur W12 de 48 valves à double turbos, entièrement assemblé à la main, développant la bagatelle de 552 chevaux et 479 lb-pi de couple à seulement 1600 trs/min. Même si cette Bentley pèse plus de 2300 kg, les performances sont impressionnantes. Grâce aux quatre roues motrices, aucune perte de motricité n’est observée au départ et elle atteint les 100 km/h en 5,0 sec, franchi le quart de mille en 13,1 sec et peut atteindre une vitesse maximale de 325 km/h. Comme je vous disais, c’est du sérieux! Et laissez-moi vous dire que les dépassements sont d’une rapidité déconcertante. Il est facile d’atteindre 250 km/h en quelques secondes sans même s’en rendre compte car la voiture est d’une stabilité à toute épreuve et l’insonorisation des doubles vitres est fantastique. C’est une machine à perdre son permis de conduire… |