Audi TTS 2009
Par Benjamin Cyr
Beaucoup plus que l'ajout d'une simple lettre
On ne peut évaluer une Audi TT sans parler de son design. Cette deuxième génération de l’Audi TT est une réussite totale du point de vue esthétique. La voiture se démarque vraiment de toute autre carrosserie, tout comme l’était la première génération dévoilée en 1998. Par contre, même si les performances sont bonnes, il reste que la TT ne peut soutenir la cadence des Porsche Boxster/Cayman et BMW Coupé M. Tel que nous l’avons constaté lors de nos essais de la version 2.0 et 3.2, cette Audi offre une tenue de route de haut niveau avec sa suspension magnétique et son système Quattro, et reste tout de même confortable. Malgré plusieurs points positifs, la TT ne peut tout de même pas être considérée comme une pure voiture sport, contrairement à ses rivales.
Pour 2009, Audi offre dorénavant une troisième version de la TT, que l’on prétend être en mesure de tenir la comparaison en terme de performance avec ce qui se fait de mieux dans le marché. Cette TTS utilise le petit moteur 2,0 litres turbo afin de produire 265 ch et 258 lb-pi. Ces chiffres sont plus élevés que ce que produit le 6 cylindres. Surprenant! Ceci est réalisé en ajoutant l’injection directe, en augmentant la pression du turbo à 17,4 psi et en modifiant plusieurs éléments internes du moteur. Quant à la transmission, la seule offerte en Amérique est la boîte S-tronic à double embrayage. L’efficacité de ces changements est rapidement observable lors des accélérations. Sur le 0-100 km/h, nos appareils de mesure ont enregistré un excellent temps de 5,4 sec, grâce à une imprenable traction au départ, à la rapidité des changements de rapport (0,2 seconde) et au mode « décollage » de la boîte S-tronic. Notons la symphonie de l’échappement qui pétarade réellement entre chacun des six rapports. Les reprises sont elles aussi bien soutenues, à condition de faire révolutionner le moteur au-delà de 2500 trs/min. D’ailleurs, le seul point négatif que je peux noter au niveau de la motorisation concerne justement cet aspect que l’on nomme en anglais Turbo lag (temps de réponse). Les modifications apportées au 2.0T améliorent définitivement le rendement de celui-ci mais ce n’est plus aussi fluide qu’avec la version standard de 200 ch.
Essai-auto a aimé :
- la sonorité de l’échappement;
- la stabilité à toute épreuve;
- la possibilité d’utiliser la voiture toute l’année;
- la fantastique boîte S-tronic;
- la superbe carrosserie;
- la suspension magnétique;
- les performances générales de haut niveau.
Essai-auto a moins aimé :
- le sous virage occasionnel lorsque poussé à la limite;
- le temps de réponse du turbo sous les 2500 trs/min (turbo lag);
- le coffre plutôt symbolique;
- l’impossibilité d’opter pour une transmission manuelle.
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