Audi A5 2008
Par Benjamin Cyr
Un prix intéressant et une stabilité sans reproche
Lors de mon séjour à bord de la A5, plusieurs personnes m’intérrogeaient quant au prix du véhicule. La majorité d’entre eux croyaient avoir affaire à une voiture se situant entre 70 000 $ et 80 000 $. Erreur! Le prix de base est de 51 850 $, et notre voiture à l’essai n’était munie que d’une seule option (roues de 19 pouces, 1200 $), affichant un prix de 53 050 $. L’équipement livré de série est très complet. Bref, on peut pratiquement qualifier la A5 d’une aubaine, ou presque.
En terme de comportement routier, la tradition Audi se poursuit avec une traction intégrale Quattro qui n’a plus besoin de faire ses preuves. Peu importe les conditions routières, la stabilité est sans reproche, tout comme la sécurité accrue qu’apporte ce système breveté chez Audi. Le superbe volant offre une bonne prise en main et la direction précise permet de bien placer la voiture en virage, tout en obtenant une bonne rétroaction. La tenue de route est très bonne mais il ne faut pas oublier le poids tout de même élevé de l’ensemble, ce qui rend la voiture parfois lourde dans certains virages serrés.
Il manque quelques chevaux...
Finalement, son groupe motopropulseur est généralement à la hauteur. Avec ses 265 ch, le V6 de 3,2 litres permet d’obtenir de bonnes accélérations, grâce entre autres à une transmission manuelle à six rapports qui se manie avec facilité et rapidité. Une automatique à six rapports est offerte en option. Le seul problème se situe au niveau du couple à bas régime qui n’est pas assez élevé à mon goût. Même si les performances sont adéquates, il manque tout de même un certain « punch ». À ce niveau, ce n’est pas aussi impressionnant que la BMW 335i. En contre-partie, la consommation d’essence de la A5 est étonnante avec une moyenne d’environ 12 litres aux 100 km. Et si l’on parle exclusivement d’autoroute, et bien cette consommation descend autour de 8 litres/100 km.
Finalement...
Audi est vraiment sur une lancée depuis quelques années. Malgré quelques points que l’on souhaiterait améliorer, la A5 est une voiture qui crée l’envie des amateurs de belles bagnoles. Elle mérite l’attention de quiconque désirant se procurer un coupé sport dans les 50 000 $.
Et si vous désirez des accélérations vraiment puissantes associées à une sonorité donnant des frissons, vous pouvez opter pour la Audi S5 avec son V8 de 354 chevaux. Vous devrez alors débourser un minimum de 66 000 $. Cette voiture fera partie d’un prochain essai routier.
Autres commentaires – René
Je ne voudrais rien reprocher à Ben quand il parle des performances de la A5 car déjà qu’il se contente de 265 chevaux, c’est tout un exploit. C’est fou ce que le prix de l’essence peut avoir comme influence. Tout de même, j’ajouterai que pour la plupart d’entre-nous, personne ne devrait trop souffrir de ce manque de « punch » à bas régime qui selon moi, est tout à fait adéquat. Et cher collègue, j’espère bien que le V6 de la A5 est moins performant que celui d’une BMW 335 doté de deux turbos, développant 300 lb-pi de couple en-deça de 1500 trs/min. Finalement, quel étonnement de constater que Benjamin a oublié de contrebalancer ses éloges en parlant du maniement de la clé de contact. Selon des sources sûres, M.Cyr aurait littéralement sorti de ses gonds avec ce système nous obligeant à pousser sur la clé au lieu de la tourner. Peut-être qu’à son habitude, il a tenté de faire la manœuvre trop lentement et avec son surcroît habituel de délicatesse…Pour ma part, je n’ai pas eu trop de problèmes avec ce mécanisme mais après tout, c’est vrai que je suis un peu plus jeune que lui. |