Audi A3 2.0T 2009
Par René Gervais
Quelques petites retouches pour 2009
Ayant subi quelques changements esthétiques pour 2009, la Audi A3 est un véhicule agréable, offrant un bon espace intérieur et un côté pratique intéressant de par sa configuration familiale. Nous avions eu la chance d’essayer une A3 2008, il n’y a pas si longtemps, et je crois que notre plus grande erreur était à l’époque d’avoir cru qu’elle pourrait être habile sur une piste. C’est en effet un véhicule allemand s’accompagnant de toute la réputation qu’on lui connaît en termes de plaisir de conduite, mais la A3 est davantage à l’aise dans une conduite de tous les jours.
Essai-auto a aimé
- Le moteur 2.0T offrant de très bonnes performances, sans compromettre l’économie d’essence;
- Le plaisir de conduite de cette A3;
- Le rouage intégral maintenant disponible avec le moteur 2.0T;
- L’espace intérieur;
- La qualité d’assemblage et le nouveau look du tableau de bord, ainsi que des phares;
- Les sièges fermes, mais confortables;
- La transmission automatique à 6 rapports valorisant l’économie d’essence.
Essai-auto a moins aimé
- Le temps de réponse du turbo lors des départs;
- La visibilité latérale et arrière difficile;
- La position de conduite parfois laborieuse à trouver;
- Le prix tout de même élevé de la A3;
- Le freinage sur assisté .
Impression de conduite
Tel que je le mentionnais en début d’article, la Audi A3 est une voiture possédant des qualités sportives, mais définitivement pas pour la piste. Par contre, comme la grande majorité de ses acheteurs se tiendront sur la route, son aplomb, le plaisir de conduite qu’elle procure, la rapidité de sa transmission automatique et l’esprit des voitures allemandes qui s’en dégage sont autant d’éléments qui plairont aux conducteurs exigeants. Je peux affirmer que j’ai bien aimé conduire cette petite voiture nerveuse qui, malgré qu’elle représente le modèle d’entrée de gamme chez Audi, n’est pas dépourvue des caractéristiques que l’on recherche d’un produit de luxe. Alors que la dernière version que nous avions mise à l’essai était munie du moteur V6 de 3,2 litres, notre modèle actuel accueillait sous son capot ce fameux moteur 2.0T que l’on retrouve également dans certaines A4 et en abondance du côté de Volkswagen. J’ai beaucoup d’estime pour ce moteur et je ne suis pas le seul à penser ainsi. En effet, celui-ci figure encore cette année dans le palmarès des 10 meilleurs moteurs au monde selon le magazine Wards qui tient ce concours depuis maintenant 14 années. D’accord, certains reprocheront la lenteur du turbo à se charger afin de livrer toute sa puissance et j’avoue que c’est vrai. Par contre, cela est principalement apparent lors des arrêts/départs effectués de façon brusque, ce qui, en utilisation urbaine devrait être plus l’exception que la règle. Ensuite, lors des manœuvres de dépassements, le phénomène se fait beaucoup moins sentir et on profite alors plus rapidement des 200 chevaux de ce petit engin. Et lors des montées en régime, ce dernier ne s’essouffle pas comme bien d’autres moteurs turbo. Réellement, on a peine à percevoir les effets de la turbine dans ces circonstances. |