Subaru Impreza 2008
Par Benjamin Cyr
Changement de cap
Je l’ai déjà dit auparavant mais je le répète, Subaru est l’un des manufacturiers japonais étant à la recherche d’une image de marque depuis les dernières années. En 2006, on croyait Subaru sur la bonne voie lorsque la calandre avant de la plupart de leurs véhicules comportait dorénavant un design unique face à la compétition. Maintenant que 2008 arrive, cette image est une fois de plus mise au rancart et une nouvelle orientation est prise. En ce qui concerne cette nouvelle Impreza, je suis loin d’être convaincu, esthétiquement du moins!
Pour passer incognito
Que l’on soit un admirateur ou non de ce manufacturier japonais, on doit avouer que les lignes de l’Impreza (et de la version sport de cette voiture, la WRX) ont toujours été assez singulières face à la compétition. Et c’était bien comme ça! Avec la version 2008, on dirait que Subaru a voulu diluer le caractère unique de la carrosserie de l’Impreza afin d’attirer une clientèle plus large. À mon avis, le but n’a pas été atteint, au contraire.
Il est toujours possible de choisir entre une version à hayon ou bien une berline. Alors que j’ai toujours préféré la version berline, c’est l’inverse en 2008. La version berline est maintenant tout à fait anonyme, n’apportant aucune émotion d’un point de vue visuel. Est-ce une Toyota Corolla? Ou peut-être une Hyundai Elantra? Ah non, je me trompe. Je crois que c’est un Kia Spectra. Sérieusement, notre version 2.5i berline de couleur rouge passait tout à fait incognito dans la circulation. Il est vrai qu’elle est maintenant plus silencieuse, et son habitacle est un peu plus confortable, mais l’essence même a été perdu. Pour se consoler, on peut toujours se rabattre sur le superbe système de traction intégrale Subaru qui est livré de série sur toutes les Impreza.
Même performance pour la WRX
Pour ce qui est de notre seconde voiture à l’essai, une WRX à hayon de couleur argent, et bien ce n’est pas parfait non plus. Le look est tout de même un peu mieux, surtout sa partie arrière provenant directement de l’époque de Buck Rogers. Je ne sais pas si c’est de bon goût mais au moins, c’est différent des autres véhicules en compétition. La motorisation de la WRX a toujours été son point fort, et ceci reste inchangé. Le réputé moteur Boxer de 2,5 litres turbocompressé de 224 chevaux propulse toujours la WRX de 0 à 100 km/h en 6 secondes approximativement. Au quotidien, cette version 2008 est même plus plaisante car le couple maximal de 226 lb-pi est maintenant disponible environ 1000 trs/min plus tôt. J’aurais souhaité voir une nouvelle transmission manuelle à six rapports mais il s’agit toujours de l’ancienne cinq rapports plutôt rugueuse. |