Range Rover Sport Supercharged 2008
Par René Gervais
Range Rover Sport Supercharged
Selon une croyance populaire, l’homme n’utiliserait qu’un faible pourcentage de son cerveau. C’est peut-être ce qui influence certaines personnes dans le type d’automobile qu’ils se procurent, spécialement ceux qui s’achètent un Range Rover Sport Supercharged. Il faut en effet ne pas avoir peur de la démesure car les plus abusifs ne l’utiliseront au maximum qu’à 50 % de ses capacités et même là, je suis généreux.
Essai-auto a aimé
- Sonorité jouissive du V8 de 4,2 litres suralimenté
- Solide comportement routier
- Ergonomie du tableau de bord
- Dégivreur de lunette avant (pratique)
- Capacités hors route de réputation mondiale
Essai-auto a moins aimé
- Consommation d’essence gargantuesque
- Groupe d’équipement déficient en tenant compte du prix élevé
- Accessibilité aux places arrière
- Taille plutôt restreint du coffre pour un aussi gros véhicule
- Lourdeur du hayon arrière (et absence de dispositif de fermeture automatique)
- Dégivreur de lunette avant (en conduite nocturne)
Impression de conduite
Conduire un Range Rover Sport est une expérience peu commune. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance d’exploiter ses capacités hors route mais puisqu’il est un leader mondial dans cette catégorie, j’imagine qu’au sens figuré, on doit en avoir pour son argent D’un autre côté, on pose souvent la même question et cela témoigne peut-être en fait de l’aberrance qu’elle dénote. Même pour les plus fortunés d’entre nous, qui accepteraient de soumettre un véhicule avoisinant les 100 000 $ aux rudes conditions attribuables au tout terrain? Enfin, j’espère un jour avoir assez d’argent pour répondre à cette question. Pour cet essai, je me suis contenté de faire de la route et même dans ces conditions, je peux vous dire que j’ai mis mon budget à rude épreuve. Sans vouloir m’attarder outre mesure, je trouve important de le mentionner car peu importe la douceur avec laquelle vous conduirez ce monstre, il ne sera jamais économique! Sur la route, j’ai réussi à faire du 14,5 litres au 100 km mais la minute qu’on se met à aimer le son du moteur lors des accélérations, ce plaisir devient rapidement un loisir très dispendieux. Et que dire d’une moyenne dépassant largement les 20 litres au 100 km en utilisation urbaine. Bon d’accord, la compagnie Land Rover n’a sûrement pas mit ce véhicule à la disposition d’Essai-auto pour constater à quel point il aime l’essence. Regardons alors les aspects qui en font un véhicule aussi exotique.
Premièrement, on a beau lire la mention Sport dans le nom du véhicule, il m’en a fallu plus que cela pour me convaincre que cette brique de 5 600 lbs (2572 kg) possédait de telles qualités. Par contre, lorsque l’on se met au volant, on remarque rapidement que le V8 suralimenté de 390 chevaux et 410 lb-pi de couple en impose. Autant lors de manœuvres de dépassement que de départs arrêtés, les accélérations sont impressionnantes et vont au-delà des attentes pour un tel type de véhicule. Au niveau de la conduite, j’ai même trouvé des sensations comportant des similitudes avec ce que l’on retrouve chez BMW. Voilà qui n’est pas peut dire car selon moi, BMW est à la conduite ce que Land Rover est aux qualités hors route. Coudonc, assisterions-nous à un mariage de deux mondes? Quoi qu’il en soit, il demeure indéniable que la conduite du Range Rover Sport en est une de haut niveau. Jumelé à une suspension réglable de bas en haut, j’ajouterai qu’il est également possible d’exploiter les extrémités de la conduite sportive en abaissant le centre de gravité de ce Range Rover. Et lorsque les conditions changent, le système terrain response, exclusif à Land Rover, sera prêt à se mettre en marche. Ce système permet d’obtenir un réglage précis pour cinq types de terrain : normal, herbe/gravier/neige, boue et ornières, sable et rochers. J’oubliais, comme il nous arrive tellement souvent de devoir descendre les pentes les plus abruptes, un dispositif est également prévu pour ces conditions.
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