Hyundai Genesis
Par René Gervais
Côté habitacle, les éloges se poursuivent. D’accord, Hyundai n’a rien inventé et il suffit d’un coup d’œil chez le voisin Lexus pour se rendre compte que l’inspiration des Coréens n’est pas venue d’un coup de génie. Cependant, le résultat est là, la qualité d’assemblage est sans reproche et les commandes sont disposées d’une façon très ergonomique.
Bon, ça suffit les fleurs, va-t-il finalement lancer le pot vous dites-vous? Ah! ce que l’on peut être rationnel parfois. Comme si rien ne pouvait être parfait en ce bas monde! C’est malheureusement le cas et je crois que le jour où je ne trouverai pas un point négatif à dire sur une voiture, le temps sera venu de passer le flambeau. Et puisque ce n’est certainement pas dans mes plans, je continuerai d’exercer cet inestimable privilège que j’ai de m’adresser à vous en parlant d'un sujet qui me passionne autant. Où en étais-je avec tout cela? Ah oui, la transmission! Comme c’est malheureusement le cas chez la majorité des produits Hyundai essayés ces dernières années, la transmission de leurs produits n’est pas animée de la même énergie que leur design. La Genesis, à son grand désarroi est ainsi affligée d’un de ces sept péchés capitaux, la paresse. On a l’impression que les changements de vitesse tardent à venir et si vous pensez que le fameux mode ‘sport shift’ viendra résoudre la situation, je vous dirais qu’il a le même effet que de mettre des talons hauts à votre arrière grand-mère. Ceci m’amène donc à parler de se bouger le train arrière. Pour ceux qui ne le savent pas, la Genesis est une propulsion, ce qui augmente d’un cran le plaisir de la conduire. Bon sang que j’aime les propulsions! Elles ont malheureusement le désavantage d’être un peu moins performantes sur nos belles routes enneigées. Par contre, le jeu en vaut peut-être la chandelle.
Conclusion
Voilà qui complète ce tour d’horizon d’une voiture, qui sans l’ombre d’un doute, aura marqué un grand pas dans l’histoire du constructeur. Et dire qu’il y a quelques années, la rumeur courrait que c’était à la filiale Kia que reviendrait le privilège d’offrir les produits de luxe de ce consortium! Comme quoi il vaut mieux ne pas toujours écouter les racontars! Si vous croyez que j’ai exagéré tout au long de cet article, je vous invite à passer chez votre concessionnaire Hyundai sans tarder.
Autres commentaires : Benjamin
Je ne suis en aucun cas dans l’obligation d’épauler mon collègue dans ses remarques, mais force est d’admettre qu’il a raison dans la plupart de ses observations. Par contre, j’ai personnellement deux autres aspects à ajouter à ce tableau globalement positif. Tout d’abord, la carrosserie de la voiture est fluide et moderne, mais ne possède pas le cachet des autres berlines visées par Hyundai. Je parle ici des produits allemands et de certains haut de gamme du Japon (Lexus par exemple). Et par-dessus tout, même si Hyundai offre un produit des plus compétents et compétitifs, le plus gros du travail sera d’attirer les acheteurs de ce genre de berline haut de gamme dans leur salle de montre, qui offrira un répertoire assez éclectique, variant de l’Accent à 9995$ à la Genesis. Tout un travail! |