Acura NSX
Par René Gervais
J’ai fait l’amour à Madonna!
Nous avons tous des rêves profondément enfouis au fond de nous que même le poids des années ne saurait altérer. Pour moi, ce rêve est de posséder un jour ma propre Acura NSX et malgré les centaines de voitures que j’ai eu le plaisir de conduire au cours des dernières années, jamais je n’avais eu la chance de caresser mon ultime destination d’aussi proche. Par une belle journée du mois de septembre 2008, j’ai enfin pu déguster ce plaisir l’instant de quelques heures.
Monsieur Morin!
Il y a de ces personnages qui malgré le fait qu’on ne les connaît très peu, décident du haut de leur immense générosité de faire plaisir aux autres. J’ai récemment rencontré un de ces spécimen rare qui malgré le fait très compréhensible que peu d’élus avaient eu le plaisir de goûter à l’expérience de conduite de sa NSX, a décidé tout bonnement qu’il me ferait confiance en me permettant de partir seul pour quelques heures avec sa maîtresse. Je crois qu’il a su lire en moi toute mon adoration envers cette voiture culte car au moment de cette fabuleuse rencontre, j’étais au volant d’une Nissan GT-R 2009 que je traitais de façon anodine, lorsque stationné aux côtés de cette déesse de la route, le tout puissant réincarné, œuvre d’art intemporelle. D’ailleurs, m’a-t-il confié par la suite que n’écoutant que son instinct, il a tout de suite comprit qu’il pouvait me confier le bijou en question et que je le traiterais comme la prunelle de mes yeux. Stéphane Morin, mon nouvel ami, je te remercie!
Impression de conduite
Ceux qui me connaissent bien auront dû mal à croire que pendant mes premières minutes au volant, je n’ai prononcé qu’une poignée de mots. Tel l’adolescent caressant le poster d’une plantureuse blondinette accrochée à son mur, pour moi, c’est le dessin de cette NSX faite de la main habile de ma tendre épouse qu’à chaque jour, je vénère avec intensité. Vous comprendrez alors que si la fille du mur de votre fils se matérialisait soudainement, il aurait aussi du mal à trouver ses mots.
À l’image de la Madone empreinte d’une jeunesse éternelle franchissant le cap de la cinquantaine, cette NSX, malgré ses 14 années et 150 000 km, me donnait l’impression de conduire une voiture tout droite sortie de la salle de montre, n’ayant qu’un seul objectif en tête, faire sentir à son pilote l’esprit qui règne sur un circuit de course. Les ailes avant bombées lorsque nous sommes encastré dans la NSX donnent purement l’impression qu’un cheval cabré orne le pare-choc de cette merveille. Je me sentais comme un Italien se rendant à son vignoble. Il est vrai que la voiture m’ayant été offerte comportait quelques modifications, dont une suspension rabaissée, rendant la voiture un peu plus radicale. Néanmoins, on pouvait tout de même sentir l’agilité d’origine de ce châssis complètement en aluminium, reconnu par la critique mondiale. La position de conduite est parfaite et la disposition du tableau de bord alliant sobriété avec exotisme, gâte la personne la plus importante aux yeux de la belle japonaise. Un fait à noter cependant se retrouve au niveau de la position du pied gauche, côté conducteur. En effet, l’espace réservé pour les jambes est assez restreinte, ce qui est notable, sans être trop dérangeant. Pour le reste, je n’aurais pu être plus confortable en première classe du nouveau Airbus 380.
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